lundi 18 mai 2015

Les jours se suivent ...

700 actus en retard. La tête en vrac. Le cœur desséché. Les jambes flagadas. Les yeux dans le vide. Les papiers s'entassent. Je ferais ça lundi, jour de congés. Privilégiée qu'ils disent. Non négligeable que je leur répond. 

Mardi, 7h20, le réveil sonne, 7h40 premier pied au sol, stable ? Ça passe. 8h00, petit déjeuner englouti, passage dans la salle de bain, débarbouillage, brossage de dents, maquillage léger, je ne prends même plus le temps de cacher ses horribles boutons qui continuent de mettre ma confiance à mal, 8h25 dans la voiture, 8h30 arrivée au bureau. 

La journée commence, le Lexo dans le sac, au cas où, toujours le Lexo dans le sac. Droguée?! Sans doute. Pertubée? Pour sur.

12h, la délivrance, je rentre à la maison, il me faut mini 15 min allongée pour enfin calmer ses migraines qui me cognent de plus en plus souvent en ce moment et me mettre à manger. 

13h25 dans la voiture, 13h30 arrivée au bureau. Le Lexo, toujours, les Fleurs de Bach, l'homéopathie, toute la panoplie de l’angoissée de service que je suis. Mais angoissée de quoi qu'ils disent, tout va bien non ? Tu vas mieux, t'as du boulot, c'est bien ça te fait du bien. Mais bordel, taisez vous. Vous savez pas vous, non vraiment ils savent pas. Mais ils donnent des leçons, ils me disent ce qui est bien pour moi. Mais moi, je sais ce qui est bien pour moi, pas eux. Personne ne sait mieux que moi, personne ne sait mieux que vous même ce qu'il vous faut, n'oubliez jamais ça. 

17h, la délivrance, la fin de journée. Le retour à la maison. Et toujours le même rituel, les quelques minutes de repos syndicales, essayer de détendre ses jambes tendues comme pas possible, emplies de courbatures à force de tensions, calmer cette tête qui sonne, ces épaules et ce cou qui crient à la relaxation. Puis place au repos, un peu de séries, un peu de shopping en ligne, un peu de coloriage, un peu de tout ce qui me fait du bien et détend. Les papiers à gérer, les coups de fils à passer, ce sera pour lundi, vous savez ce jour de congé non négligeable. 

Et, on répète tout ça jusqu'au vendredi. Le samedi, si j'ai un peu de chance je suis en forme dès le midi alors je peux profiter de mon après midi, mais il faut choisir l'après midi ou le soir, pas les deux, je tiendrais pas. Et, bien sûr il faut l'expliquer. Quoi que, je perds de moins en moins mon temps à expliquer, ils ne comprennent pas. "Je ne suis pas dispo" voilà ça fera l'affaire. Le dimanche rebelote, je profite tant que je peux. J'essaye de concilier famille, amis, chéri: échec et mat. J'ai perdu. Je ne peux physiquement pas tout concilier, je dois sans cesse choisir. Choisir, le dilemme d'une vie, le dilemme de ma vie. Alors il y a toujours un, deux ou trois éléments mis de côté. Culpabilité. Amertume. Remords. Pardon. Penser aux autres, et penser à soi. A se préserver, un peu, à se reposer beaucoup. 

Et puis viens le lundi, ce fameux jour. Où je pense toujours pouvoir faire ENFIN ce que je ne peux faire la semaine ou le weekend pour cause de fatigue ou de profitage intensif des jours de répits. Mais le lundi, comme aujourd'hui, ce résume toujours par la même chose: grasse matinée, petit déjeuner à 12h, glandage, rattrapage de séries et compagnie. 17h, déjà. Toujours en pyjama. Trop tard pour s'habiller, une douche, et re au lit.

Bonne soirée.
Je ne vous oublie pas, j'ai juste, pas le temps ...




dimanche 3 mai 2015

La Vérité

Je n'ai plus le temps, plus l'inspiration et parfois même plus l'envie.

Mais ce soir, j'écris ces quelques lignes depuis mon lit, via mon téléphone. Pour vous dire à quel point j'avais envie de renouer avec Mavie (...) et vous par la même occasion.

La vérité c'est que parfois la vie nous rattrape. On enfoui des choses, ces choses qui font mal mais, qui remontent à bien longtemps. Ces choses honteuses que l'on ose même plus mentionner sous peine d'entendre quelqu'un nous dire: "tu penses encore à ça !? Mais c'est du passé".

AH le passé. Sacré passé. Mais, vous, savez vous que nous sommes tous différents ici bas. Que des épreuves insignifiantes pour certains sont insurmontables pour d'autres. Parce que nous avons tous un vécu, un passé différent. Que la vie c'est des blessures du passé qui parfois viennent toquer à la porte sans crier garde, sans même que nous sachions qu'elles étaient toujours là.

La vérité c'est que rien ne s'oublie. Que ça laisse des marques, des cicatrices. Et que, un jour, quelqu'un vous expliquera pourquoi. Pourquoi vous n'avez rien oublié. Pourquoi ça vous touche autant et aussi inconsciemment.

Ce jour là, la blessure n'aura peut être pas disparue mais elle deviendra plus légère, moins pesante, moins blessante. Et vous pourrez enfin vivre, sans avoir à vous retourner.

Amicalement.