mardi 28 octobre 2014

Demain me fait peur ...

Demain me fait peur, les autres jours me font peur ...

Je ne supporte plus rien quand je suis mal comme aujourd'hui, les enfants qui crient me gonflent, je prétexte un coup de fil pour qu'on me laisse tranquille. On me parle j'écourte, je monte dans ma chambre pour me retrouver seule. Alors que je le suis déjà toute la journée.

Je ne supporte plus les ça va? Parce que je réponds oui ça va, alors que bah non ça va pas. Je ne supporte plus de devoir toujours reparler de la maladie, des histoires avec mon patron de ceci de cela .... Je ne supporte plus.

Et par dessus tout, j'ai peur. Encore une fois. Horriblement peur. De quoi? De mourir, de ne pas retrouver une vie "normale" (si celle ci existe, disons une vie correcte à ma manière), j'ai peur d'avoir toujours peur.

Je vois les gens vivre leurs vies quand moi je la subis, je vois les gens heureux, sortant le weekend, allant faire du shopping avec leurs amis, leurs amoureux, je vois tout le monde vivre, je ne suis que spectatrice.

Par miracle, certains jours ça va bien, je n'ai mal nul part, je ne suis pas angoissée, et ces jours là sont tellement remplis d'espoirs que la rêveuse que je suis se dit que ça y est c'est bon, c'est sur la bonne voie, ça va aller. Alors je rêve de retourner à Paris, à Londres, de découvrir New York, San Francisco, de partir à la découverte du monde qui me manque tant ...

Et le lendemain, j'ouvre un œil et je constate que rien n'a changé, je me demande si l'angoisse qui m’envahit va me permettre d'affronter cette nouvelle journée, si les désordres physiques qui s'y ajoutent font me permettre d'affronter. Affronter, toujours et encore. Je suis lasse.

Sincèrement, si j'avais su que j'aurais cette vie ci il y a quelques année j'aurais encore plus profité. J'aurais voyagé, j'aurais vaincu mes peurs tant que j'en étais encore capable, je ne me serais dis pas je ferais ça plus tard. Non j'aurais tout fait tout de suite

Vivez, tant que vous en avez la possibilité, vivez. Dites stop à votre patron, à votre mec, ou à qui que ce soit tant qu'il est encore temps, avant qu'il ne soit trop tard. Ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui, c'est bidon je sais, mais il suffit de si peu... Il suffit d'un jour de trop à ne pas prendre soin de soi, il suffit d'un vendredi soir à table en famille, d'un malaise, de 30 min affreuses à ne plus rien contrôler à ne plus savoir ce qu'il se passe, à ne pas contrôler son corps qui tremble, à penser qu'on est en train de mourir. 

Il suffit d'un simple tant attendu vendredi soir de trop pour que tout bascule ....



vendredi 24 octobre 2014

Mes mots sur mes maux ...

J'ai peur. J'étouffe. Je me reconnais plus. J'ai même plus envie d'expliquer aux gens le pourquoi du comment parce que ça va faire deux ans que je me plains. Deux putains d'années à être mal, à survivre, à rêver pour tenir le coup.

Mais là, je baisse les bras, comme cet été. J'ai eu deux mois compliqué, ensuite ça plus ou moins été et là c'est reparti pour un tour. S'endormir et se réveiller en sursaut, prendre une grande bouffée d'air sans y arriver, s’asseoir d'un coup parce qu'on sent qu'on étouffe. Tourner à gauche, à droite, ruminer.

Préparer son discours pour faire face à son patron. Se dire qu'il faudra finalement rien dire parce que sinon je vais m'énerver et ça ne sert à rien. Dire le strict minimum, rester impassible, ne pas laisser paraître mes émotions, ne pas pleurer, ne pas s'énerver, ne surtout pas lui dire que son comportement est honteux et qu'il fait bien d'aller se confesser tous les dimanches si c'est pour traiter les gens ainsi par la suite. Non, ne pas dire tout ça. Rester calme, souriante, l'appeler Monsieur et non *son prénom*, lui tenir tête, lui montrer que je n'ai pas peur. 
Voilà, il faudrait faire tout ça. 

Arrêter de penser que rien ne s'arrangera. Se dire que la santé ira mieux, un peu du moins, quand ce point sera réglé. Continuer de bouger, se remettre au sport comme ce que je fais, petit à petit. Continuer à aller de l'avant, c'était bien parti. Pourquoi il y a toujours des bâtons qui viennent se greffer à mes roues ?! Pour me faire passer un message, tout le monde me le dit. La brune, tout ça c'est pour te faire avancer, évoluer, pour couper le cordon, pour déployer des ailes. OK. Mais en fait vous me faites chier à dire ça d'accord. Oui, je sais que je dois couper le cordon, mais vous le feriez vous avec des soucis de santé comme ça ? Sans boulot ? Vous partiriez de chez vos parents, parce que les autres vous disent que la clé du souci est là ?! Oui, j'ai une relation fusionnelle avec ma mère, oui j'ai besoin d'air mais ça va j'suis loin d'être en prison chez moi. J'suis loin d'être malheureuse. On va quand même pas lui reprocher de trop me materner. Oui j'ai 25 ans, mais pour une maman son enfant sera toujours un bébé. Et oui j'ai envie de partir, de voler de mes propres ailes, mais pas à n'importe quel prix. Pas inconsciemment pas juste parce qu'on me dit que ...

Et lui alors dans tout ça ? Bah ma foi, ça va, ça vient. Il est toujours là, plus présent que jamais, il veut que je le rejoigne, pour prendre un nouveau départ. Quand je dis que j'ai peur, que j'suis pas aussi courageuse, que je me sens pas capable il me dit qu'il est prêt à revenir en France juste pour faire le trajet avec moi, pour être là pour moi, pour me rassurer. Et moi je l'aime, c'est le seul à qui j'ai envie de parler quand je suis comme je suis depuis quelques jours. Il me fait chialer tellement il est toujours là, j'ai l'impression que je pourrais toujours compter sur lui, toujours. Et puis, parfois, les pensées me reviennent, l'avant, quand il était là, les crises de jalousie, les pleurs, les nuits à pas dormir à se demander pourquoi il répond pas, si il ne lui pas arrivé quelque chose. Les autres qui me disent que l'amour ne fait pas tout que je ne dois pas oublier tout ça. Bref, je vis au jour le jour, comme on peut vivre à distance ce genre de relation. ♥

J'en ai gros sur la patate, j'avais envie d'écrire... Vous ne lirez peut être pas jusqu'au bout, mais moi ça me fait du bien de mettre des mots sur mes maux. J'ai des envies pleins la tête, des projets. Partir d'ici, tout recommencer ailleurs, vivre, VIVRE, sans avoir mal, sans être angoissée,sans me soucier de mon état, sans avoir peur. Vivre une putain de vie riche en découvertes, en nouvelles perspectives, en tout.

Voyager. Danser. Aimer. Rire. Travailler. S'évader.

mercredi 22 octobre 2014

L'intolérance

Il y a plus d'un an j'écrivais un article sur la tolérance (ici). J'y parlais de la tolérance, ou plutôt l'intolérance ici, entre blogueuses etc..

Aujourd'hui, j'ai envie de parler des gens, de la vie, du monde dans lequel nous vivons. Parce que oui, que ce soit le mariage homosexuel, les croyances, les religions, le racisme et tellement d'autres choses, les gens sont intolérants, et ça ne s'arrange guère.

Un homme aime un homme, une femme aime une femme, un homme aime une femme et inversement  ça change quoi ? Le résultat, le ressenti est le même: l'amour. Et ça, ça vaut bien plus que tous ces stéréotypes qu'on nous inflige. Cette femme est catholique, cet homme musulman, celui ci juif, leurs points communs: ils croient. Derrière ces différences se cache une telle intolérance.

Et pourtant, intolérance fondée sur des croyances personnelles. Donc on en revient au même, le chat se mord la queue, la boucle est bouclée. On aime tous peu importe le sexe de notre amoureux, on croit tous, même les non croyants qui ne croient en rien. On se ressemble tous. Chacun avec nos différences, et MERCI. Pourquoi ne pas laisser chacun vivre sa vie comme il l'entend, en suivant son cœur, son âme et ses convictions ?

La différence fait peur qu'ils disent. Mais nous sommes tous différents, même toi qui est contre le mariage gay tu es différent de ton voisin qui manifeste pourtant pour la même cause que toi. Si seulement chacun respectait ça, le monde serait quand même plus agréable, moins dur....

Dernier exemple en date: je suis croyante, pas forcément pratiquante mais je suis catholique. Mais je ne le crie pas à tous les coins de rue, je vais à l'église que pour les occasions particulières. Enfin voilà quoi. Et l'autre jour, une personne de ma famille me dit "c'est à toi le tatouage?" après avoir vu mon fond d'écran qui est le tatouage d'une croix donc je réponds que non mais que j'aimerais bien. Et là elle me dit "ah bon? Mais pourquoi? Ça veut dire quoi??" . Un peu perplexe je lui réponds "bah c'est une croix ça veut dire ce que ça veut dire non?" et là... elle me dit "ouai, enfin y'a quand même des trucs mieux que de se faire tatouer ça, le Jésus le Jésus voilà quoi "

J'étais choquée !!!! J'ai eu envie de lui dire "mais je te dis quelque chose sur tes tatouages papillons, roses etc moi?!". Non parce que clairement je les trouve pas top ses tatouages mais c'est son choix, et ce n'est que mon avis et à partir du moment où on ne me le demande pas je ne vais pas gratuitement lui dire qu'ils ne sont pas à mon goût.

Alors voilà, l'intolérance est vraiment à tous les coins de rue. Bon sang, c'est déjà assez compliqué d'être bien avec soi même si en plus les autres si mettent et jugent nos croyances, notre sexualité, notre couleur de peau. Comment font les gens touchés par ces critiques pour avancer si à la base ils ont du mal à avancer eux mêmes. On a tous nos faiblesses, ses petites choses qui nous empêchent d'être épanouis, et en plus les gens en rajoutent une couche.

C'est dégueulasse. Et le pire dans tout ça, c'est que les gens qui font sont eux même mal dans leur peau sinon pourquoi chercher à embêter les autres si ce n'est que pour se sentir exister...

Triste réalité.

dimanche 19 octobre 2014

Le bonheur n'existe pas.

Le bonheur n'est qu'un leurre, qu'une plaisanterie, qu'un sujet inventé par des chercheurs en quête de renouveau, par des utopistes en recherche perpétuelle de sens à leurs vies. Qu'une illusion, qu'une recherche de toutes parts et de toutes heures. Un idéal, un but, une fin en soi pour les vivants.

Le bonheur n'est pas un état d'esprit, ni même un courant de pensée. Le bonheur n'est pas perceptible, on ne peut le toucher du bout des doigts, ni l'apercevoir au loin, au coin d'une rue. Le bonheur n'est ni une finalité , ni même un objectif. 

Le bonheur n'existe pas, le bonheur n'est ni palpable, ni mesurable. Le bonheur n'est pas éternel. L'humain est en perpétuel quête de plus, d'abondance, de bonheur, de bien être, au détriment de l'instant présent. Là, ici, tout de suite, maintenant. 

Le bonheur ne s'écrit pas, le bonheur ne se ressent pas, le bonheur se vit



mercredi 15 octobre 2014

Ah la famille ...

Parfois, je me dis que si j'avais eu à choisir ma famille je n'aurais peut être pas choisi celle là
C'est triste de dire ça n'est ce pas... Bon quand je dis famille je ne pas parle de ma famille proche (ma maman et mon frère), je parle des cousines par exemple.

Vous savez, c'est le genre de personnes qui ne bosse pas, avec tout le temps pour elles et qui pour autant ne vont pas aller rendre visite à leur grand mère par exemple. JUSTE PAR EXEMPLE. Alors que moi, ma mamie, je l'aime de tout mon cœur, (elles aussi elle l'aime je n'en doute pas), j'allais la voir minimum une fois par semaine avant d'être malade et je continue d'y aller, moins certes, mais j'y vais quand même. Elles n'habitent pas plus loin que moi de la maison de retraite pourtant elles n'y vont pas.

C'est leur choix après tout, je ne suis pas là pour les juger, elles font bien ce qu'elles veulent. Mais il y a des choses que je ne supporte pas, que je m’empêche de dire pour ne pas faire d'histoire mais ça bouillonne à l'intérieur de moi.

Vous voyez, la semaine dernière c'était boom à la maison de retraite (ahah), en gros tous les papys et mamies nés ce mois fêtaient leurs anniversaires (musique, gâteaux et tout le tralala oui oui !!!!) et la famille pouvait y aller. Alors bien sûr j'y suis allée. 93 ans, c'est pas tous les jours, c'est peut être même le dernier que l'on peut fêter avec elle alors bien évidemment j'y suis allée. Elles, (mes cousines), non. Et c'est tout naturellement que le soir j'ai voulu partager un petit bout de ce moment sur Facebook, parce qu'elle est belle ma mamie. J'ai posté une vidéo, on voit donc mamie, et moi qui chante et fait la fofolle ! Et puis 3 minutes plus tard que vois-je? Ma cousine qui avait partagé ça sur son mur. Bah bien sûr chérie, fais toi plaisir montre moi à tes amis je te dirais rien, montre bien que tu l'aimes ta mamie, (parce que oui elle avait publié le tout avec un petit mot tout doux et des coeurs quoi), montre tout ça. 

J'étais sur le cul ! C'est culotté tout de même, alors gentiment je lui envoie un message "tu peux ne pas partager la vidéo s'il te plait, je n'ai pas envie que tes 509 amis voient ma tête et celle de mamie", et bah non pas de réponse et rien n'a été enlevé. J'ai donc finit par supprimer la vidéo pour que ça disparaisse de son mur. Triste réalité.

Par contre, hier, je ne sais pas si tout d'un coup elle a eu un remords mais elle a été voir mamie et bien sûr elle a posté des tonnes de photos, je vous jure j'ai failli les commenter en disant "tu as raison pour le peu que tu y vas tu peux en prendre des photos". C'est incroyable ça. Enfin voilà moi je ne comprend pas et ne comprendrais jamais, et clairement je n'ai même pas envie de comprendre.

J'ai juste envie de lui dire à elle et aux autres qui n'y vont pas: vous n'êtes là que pour les bons moments vous, vous y aller une fois tous les 6 mois, vous faites votre BA, pour certains même vous trouver le moyen de l'exposer à la terre entière (oui plus de 500 amis pour moi c'est la terre entière) parce que à la rigueur ne pas y aller est une chose mais y aller deux fois par an et en faire tout un foin comme si vous y aller tous les jours non ça je ne peux pas. 

Vous ne savez pas vous, vous savez pas ce que ça fait d'avoir vécu plus de 15 ans avec mamie et d'arriver un jour et de l'entendre dire à maman "elle est où la petite?" (la petite: moi) alors que j'étais juste à côté, vous savez pas vous le mal que ça fait de ravaler ses larmes, de sourire et de dire "bah je suis là mamie, c'est moi", vous savez pas comme ça peut blesser de l'entendre dire "elle vient jamais me voir c'est honteux" alors que si je viens, mais elle s'en rappelle pas. Non, vous ne savez pas tout ça...

Moi ce que je sais c'est que quand mamie ne sera plus là vous serez les premières à étaler votre peine, et que ce jour là encore une fois je me tairais parce que ça ne sera pas le moment et parce que après tout chacun fait bien ce qu'il veut. Mais moi, je ne cautionne pas...

dimanche 12 octobre 2014

Bien loin de son but premier

Une énième prise de bec pour pas grand chose encore une fois. Une photo postée, un commentaire mal interprété. Voilà à quoi nous sommes réduits. Des interprétations, des constatations faites hâtivement, des décisions prises sous la colère. Nous, c'est nous tous, vous, moi, lui, elle, eux. Nous tous. 

Les yeux rivés sur nos écrans, on croit tout connaître, tout savoir, tout pouvoir deviner à travers photos, statuts, tweets et j'en passe. Mais pourquoi en sommes nous arrivés à ce point ?! Pourquoi ne pas prendre sa voiture et aller se confronter en face à face ou à défaut prendre son téléphone pour parler de vive voix.

Les réseaux sociaux, les téléphones portables, je suis la première à les utiliser un peu trop. Ils sont utiles bien sûr, c'est indéniable, mais jusqu'où ?! A cause d'eux, nous développons une imagination hors du commun, que nous même ne pensions à priori pas avoir. Ils nous éloignent à mon goût un peu trop de certaines personnes.. Combien d'entre vous n'ont jamais mal interprété un sms, envoyé un mail à la mauvaise personne, j'en passe et des meilleurs ... 

Une interprétation faussée est tellement vite arrivée. La technologie censée nous rapprocher au final nous éloigne. Des gens, de la vérité, de la vie. 

Elle laisse un vide, beaucoup trop grand et vertigineux entre ce qu'on laisse paraître, ce qu'on montre, ce qu'on veut montrer, ce que les autres veulent y voir et la réalité. Elle laisse place aux suspicions, aux interrogations, aux questionnements, aux flashdance dans la tête.

Bien loin de son but premier non ?!


mardi 7 octobre 2014

Pourquoi je suis une fan des années 80

Parce que quand j'étais petite le samedi soir c'était la fureur à la télé !
Mais siiiii tu sais, le karaoké animé par Arthur avec des "célébrités" (si tu connais pas ça, tu n'as pas raté ta vie mais presque)

Parce que ma maman quand elle faisait le ménage c'est musique à fond et à l'époque c'était MFM qu'elle écoutait

Parce que les paroles sont simples, efficaces et faciles à chanter ;)
"Est ce que tu viens pour les vacances", "Voyage Voyage", "Je te survivrais"

Parce que ça met une fuckiiiing ambiance dans les soirées quoi !!!!!
On fait tourner les serviettes et c'est ti-paaaar les gars

Parce les textes sont très profonds
Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait, et tu tapes tapes tapes c'est ta façon d'aimer

Parce que c'est FESTIF 
Faut dire que maintenant pour du festif français on a plus grand monde...

Parce qu'on a beau dire, si on les écoute encore maintenant c'est bien parce que ça peut réunir tout le monde, de 7 à 77 ans.