dimanche 28 septembre 2014

Absence subie

Petit article pour déjà m'excuser de cette absence .... Comme vous l'avez peut être suivie mon ex a découvert mon blog et il est vrai que depuis, je me censure un peu. Je ne veux pas recommencer ailleurs car maviedebrune c'est mon petit bébé et j'ai pas du tout envie de l'abandonner...

Mais écrire me manque, écrire me fait du bien et je n'ai pas envie de laisser ça de côté, alors je vais reprendre le rythme et si il tombe dessus bah ... ! 

Bref, j'ai pas mal de petites choses à vous dire, et vous qui m'avez suivi, soutenu, chaque jour, par vos petits commentaires, vos petits mails, vos petits tweets, j'ai envie de vous dire un peu ce qui se passe dans ma vie en ce moment...

Il est parti depuis un mois, déjà, contre toute attente ça passe vite. Des hauts et des bas depuis ce mois, mais disons que je me rends moins malade par rapport à ça. J'ai appris que se torturer la tête, se mettre en quatre pour comprendre tout, toujours, me rendait plus malade qu'autre chose et ne faisait rien avancer. Il me manque, toujours, c'est un fait. Je n'ai aucune envie de le remplacer, il est dans mon cœur.
Cependant, à l'heure actuelle nous avons décidé de se "laisser". Enfin, pour situer les choses, j'étais en soirée, anniversaire de ma meilleure amie, j'étais au top, pas fatiguée ni rien et pendant cette soirée je ne lui ai pas écrit. Juste un "ça va". Il n'a pas apprécié, il attendait plutôt un "tu me manques" ou "j'aurais aimé que tu sois là" ce que je peux concevoir. Mais il est vrai que j'étais tellement bien dans ma soirée, que je n'ai pas calculé mon tel, j'ai vraiment profité.
Et suite à ça, grosse crise, publication d'une photo (neutre) avec une légende disant "on se rend compte que nous sommes présent pour les gens juste quand ils vont mal, pour le reste il te zappe et profite de la vie". Donc là, je vous laisse imaginer la colère qui m'a envahie. C'était le truc de trop. Pour moi, pour lui. Depuis on a décidé de se laisser et de revenir que si on se manque trop. Bon clairement il me manque, mais je sais que la situation va rester ainsi quelque temps. Il me fait des adieux quand moi je me dis que de toute manière on se retrouvera plus tard. Tout ça est un peu trop "tout" pour moi. Je n'adhère pas à des décisions si catégoriques, mais c'est ainsi. C'est sa façon à lui de tourner la page.
Je l'aime toujours, et je sais que lui aussi, qu'on soit en contact ou non c'est le plus important n'est ce pas ?!

Niveau boulot, la procédure d'inaptitude est lancée. Mon patron a laissé croire à la médecine du travail qu'il était plus ouvert à une rupture conventionnelle, on m'a donc fortement conseillé de l’appeler pour à nouveau en discuter et une nouvelle fois j'avais face à moi un mur. Pas du tout ouvert à la discussion il disait juste "je me laisse porter, à toi de prendre des responsabilités" (soit démissionner j'imagine).
Enfin voilà, je me rends compte chaque jour un peu plus que les gens n'ont aucune pitié, que le monde du travail est un monde de requins (le mien en tout cas lol), et ça me dégoutte à un point même pas imaginable.
Le médecin du travail a décidé que mon état ne me permettait pas de retourner bosser dans cette boite. La suite très bientôt, d'ici 2 mois max, si tout se passe bien (et qu'il ne me met pas de bâtons dans les roues) je serais certes au chômage, mais avec un boulet de moins à ma cheville.
L'avenir à ce niveau me fait un peu peur car pour le moment je ne suis pas capable de travailler à temps plein, c'est une certitude, mais j'espère que d'ici 2015 ça ira mieux et que je pourrais chercher activement du boulot.

Niveau santé. Des hauts, des bas. Mais dans l'ensemble, je dois bien dire que je me sens mieux. Alors bien sûr, je ne vais pas aller courir un marathon, je suis toujours fatiguée, les angoisses sont toujours présentes, j'ai encore des vertiges. Mais je sens que je suis plus sereine, face à tout ça, plus détachée. Croisons les doigts pour que ça dure et que ça continue dans le bon sens :)

Alors voilà, globalement vous pouvez voir que je n'ai pas chômé pendant ce petit mois d'absence. J'ai avancé. Pas à pas de géant, à mon rythme. Mais en accord avec mes envies, mes aspirations, mes principes. Je sens qu'un déclic est en train de se passer, que les choses se débloquent. J'apprends à devenir celle qui me correspond, celle qui au fond de moi attend qu'on la réveille. Je suis plus en accord avec moi même, plus sereine. Et rien que pour ça je suis fière de moi, ce n'est pas tous les jours alors autant le souligner ;) 

Je vous dis à très vite, je reprends du service !!!

Mille bisous

dimanche 7 septembre 2014

En fait, il me manque

C'est un fait. Il me manque, mais pas par vagues, pas parfois. Tout le temps. 

Il me manque tous les jours, il me manque quand je suis heureuse parce qu'il n'est pas là pour partager ça avec moi, il ma manque quand je suis triste parce qu'il n'est pas là pour me prendre dans ses bras. Il me manque. Il me manque quand je vais à la plage et qu'il n'est pas là, il me manque quand je passe à 3 min de son ancien appart et que je me souviens. Ses regards complices me manquent, ses rires, son sourire, ses yeux, ses mains, ses câlins. Tout.

A peine quelques lignes je pleure déjà, et à chaque fois que je lui parle c'est la même chose, dès qu'il me dis à quel point il tient à moi et qu'il veut qu'on se laisse une chance je pleure....

Il me manque quand on sonne à ma porte, que je reçois un bouquet de roses énorme avec un petit mot de sa part, que je lui envoie un message pour lui dire à quel point ça me touche et me fait plaisir et qu'il y répond des heures après à cause du décalage.

Il manque à ma vie. Lui, il dit qu'il est là qu'il ne manque pas à ma vie, que la distance physique n'a d'importance que celle qu'on lui donne. Et je suis d'accord. Si je l'écoute, on se laisse une autre chance. Et j'ai envie de l'écouter, j'ai envie de lui dire qu'il est parti mais que rien n'a changé. Mais je ne peux pas. Je me mets des barrières, parce que comment recoller les morceaux à des kilomètres, comment savoir si sa jalousie ne nous bouffera pas encore, comment savoir comment on va gérer la distance. Comment ? En le vivant me direz vous. Mais là, clairement. J'ai beau en avoir plus qu'envie je me dis que physiquement, moralement, j'suis pas prête à revivre une rupture. Certains diront que c'est égoïste. Mais non, puisque j'en souffre aussi. C'est juste que je préfère souffrir encore un peu toute seule plutôt que de prendre le risque de me recasser la gueule. C'est peut être idiot, ou pas franchement rationnel mais la vie l'est-elle vraiment?!

J'ai compris une chose ces derniers temps. Il faut apprendre à accepter la distance, le silence, il faut s'aimer soi même, avant d'aimer qui que ce soit d'autre. Je l'aime, c'est juste que mon cœur a besoin de repos...

Et puis secrètement, je me dis que quand il reviendra, il me rappellera...


lundi 1 septembre 2014

LES JOLIES PLUMES #3

Son iphone retendit, un petit chant d'oiseau la sort tout doucement de son lourd sommeil.... Elle ouvre un œil pour l'attraper à l'autre bout de son grand lit vide.

La lumière de l'écran l'éblouit, elle éteint son réveil pour refermer ses yeux quelques minutes, d'un mouvement de main elle appuie sur ce petit bouton rond qui lui ouvre ses volets, juste un peu, juste pour éclairer un minimum sa chambre et se réveiller en douceur. Elle arrive quand même à déceler un beau ciel bleu. Cette journée s'annonce belle, comme prévu à la météo la veille.

Elle ouvre petit à petit les yeux, étire du mieux qu'elle peut ses muscles encore engourdis de sa nuit de 8 heures. C'est le minimum syndical pour qu'elle se sente bien. Le minimum pour ne pas avoir à camoufler ses cernes à la truelle. Et comme tous les matins, la même routine. Un grand verre d'eau, elle attrape ensuite à nouveau son téléphone. Désactive le mode avion qu'elle active chaque soir avant de dormir. Comme chaque matin, quelques secondes après avoir "redonné vie" à son téléphone des petits bips de partout retentissent.

Réseaux sociaux, mails, sms, tout se réveille aussi. Elle parcourt les réseaux sociaux, réponds aux sms reçu dans la nuit. Elle passe un coup de fil à son mari, en déplacement depuis deux jours, il rentre ce soir mais elle ne résiste pas à l'appeler pour lui souhaiter une belle journée. Comme d'habitude lorsqu'ils sont loin. 

Soudain, on sonne à la porte. Elle se lève d'un bon, enfile ce qui lui tombe sous la main, soit un jogging sale et troué, qu'elle emprunte à son mari justement quand il n'est pas là ... Elle ouvre alors la porte, les cheveux en batailles, les yeux piquants éblouis par ce beau soleil. Un livreur est face à elle, une boite rose à la main, une signature, elle referme la porte et s'empresse d'ouvrir cette boite.

C'est avec grande surprise qu'elle y trouve un cadre renfermant une photo. Son mari et elle même, lors de leur première soirée, leur première rencontre. Et là, la panique. Les mains moites, le cœur battant la chamade, elle remonte quatre à quatre les marches la menant à sa chambre. Se jette sur son lit et son portable pour y regarder la date. 1er Septembre, pour la première fois depuis 3 ans elle avait oublié leur anniversaire de mariage... Lui non, même à des kilomètres d'ici. Elle se dépêche alors de décrocher son téléphone pour vite le rappeler...

J'ai écrit ce texte dans le cadre de l'atelier Les Jolies Plumes, dont je suis heureuse de faire partie. Chaque mois nous vous proposerons un article sur un sujet que nous décidons à l'avance. Si l'aventure vous tente, n'hésitez pas à nous contacter par mail: latelierdesjoliesplumes@gmail.com et à nous rejoindre sur Twitter @lesjoliesplumes.