jeudi 28 août 2014

Un quart de siècle: des rêves envolés, d'autres à construire

Ce vendredi je vais avoir 25 ans. 

25 ans, mais c'est encore tout jeune ça qu'ils disent ! (surtout qu'on m'en donne parfois 5 - 6 de moins). Oui 25 ans c'est tout jeune. Mais en 25 ans, j'ai vécu. 

J'ai vécu le divorce difficile de mes parents, j'ai connu les coups de fils en pleine nuit qui réveillent toute la maison et qui raccroche quand on décroche, merci papa. J'ai connu les gendarmes, quand après le téléphone c'était les coups de klaxon devant la maison, les coups de sonnettes. J'ai grandi sans papa, il ne m'a jamais manqué, comment un homme qui fait des choses ainsi alors qu'on a à peine 5 ans peut nous donner l'impression d'être quelqu'un de bien.
J'ai pleuré, chaque jour pendant de nombreuses années tous les matins avant d'aller à l'école. J'ai été timide, j'avais peur de tout, tout le temps. (ça n'a pas beaucoup changé me direz vous).

J'ai grandi, j'ai appris, j'ai mûri, très vite.

J'ai étudié, beaucoup, je me suis donné les moyens d'arriver là où je suis à l'heure actuelle. Ce n'est finalement pas la voix qui me convient, je pense, mais je ne regrette rien, jamais. 

J'ai rencontré des amis, on s'est engueulés, rabibochés, rayés de la carte, rappelés des années après, découvert amis après s'être longtemps jamais calculés.

J'ai rencontré des hommes, j'ai aimé, j'ai été trompé, j'ai joué. J'ai vécu des séparations douloureuses qui resteront gravées. J'ai séduit, j'ai été séduite. J'ai aimé séduire, plaire.

Je suis sortie, énormément. Les boites de nuits m'ont vues dans tous mes états (émotivement je parle, je ne bois pas d'alcool : ET OUI on peut aimer sortir, juste pour le plaisir d'être entre amis, de danser, de rencontrer du monde, de chanter à tue tête sans se défoncer la tronche). Je suis rentrée à l'aube, des souvenirs de soirées pleins la tête, à passer les dimanches au lit à débriefer des soirées, à poster des photos sur FB, à prendre des nouvelles des copains déposer au petit matin dans un sal état, à commenter leur statut disant à quel point ils sont mal de la veille ou à leur envoyer des photos prises en douce et pas très présentables !

J'ai pleuré souvent, j'ai rigolé énormément. J'ai été entière, depuis toujours, jamais de demi mesure, toujours tout ou rien. Quand je parle, depuis 25 ans, c'est avec le cœur, quand je donne c'est avec les tripes, quand je ressens c'est avec chaque pore de ma peau. Je prends tout en pleine face.
Une écorchée vive, et pourtant. 

Depuis mes 23 ans, la vie ne m'a pas épargné. J'ai appris à être forte. Je me suis découverte plus armée que ce que je pensais, plus battante. Je n'ai pas baissé les bras. C'est la vie comme on dit. Il faut des étapes pour avancer, je suis en plein dedans.

Mes rêves de petite fille ce vendredi vont s'envoler. Oui j'aurais 25 ans, mais non je ne serais ni en bonne santé, ni épanouie dans un métier, ni mariée avec enfants et chien chat dans une belle maison. Envolé les rêves de petite fille, bonjour la réalité. 

Alors, oui, ce quart de siècle aura un goût amer, je ne vais pas mentir. Moi qui rêvait d'une grosse fiesta réunissant famille et amis, ce sera une simple soirée avec mes amis les plus proches. 
Ceux qui ne m'ont jamais lâchés. C'est avec eux que j'ai choisi de fêter mes 25 ans.

25 ans, et pourtant, j'ai l'impression d'être encore un bébé. Espérons que ce nouvel anniversaire marque le commencement d'un nouveau chapitre, d'une nouvelle vie. Je demande pas une vie simple, ni sans embûche, ça n'existe pas et ceux qui pensent que si se foutent le doigt dans l’œil. Je veux juste mener la vie d'une fille (devrais je dire une femme?) de 25 ans, avec ses joies et ses peines, mais pas dans mon lit, pas chez moi, je ne peux plus ...

Avec les derniers événements mon corps me lâche, mon mental aussi. Et ce vendredi, promis, je vais essayer d'être bien, de ne pas pleurer, et en soufflant mes bougies, mon vœux sera simple. Je ne vous le dit pas, je suis superstitieuse mais vous l'aurez compris ...

 

lundi 25 août 2014

J'étouffe à l'intérieur

J'étouffe à l'intérieur de moi.
C'est un peu ça en ce moment ... Il est parti, ma santé ne va guère mieux, le boulot stagne puisque je suis toujours en arrêt.
En gros, je passe mes journées à pleurnichouiller, voire même à clairement pigner, à avoir ses foutues sensations d'instabilités, à voir mes copines quand elles sont dispos, à regarder des vidéos youtube, à lire vos blogs, à sortir quand ma tête - mon corps - mon cerveau ont décidé de me laisser un peu de répit, et à regarder toutes les conneries de télé réalité qui passent.
Joli tableau n'est ce pas ?! 

Bon, j'écris cet article un jour où ça ne va pas alors forcément, encore une fois ça va pas être très joyeux ! Mais bon ... En fait, j'ai l'impression de me perdre, je l'ai souvent dit ici il est vrai, mais ces derniers jours encore plus. Je ne me reconnais plus, je cherche ma place, je me cherche. J'ai l'impression d'être en pleine crise d'ado alors que je vais avoir 25 ans (ce vendredi précisément, jdis ça, jdis rien).

Je ne contrôle plus ma vie: mon corps la contrôle. J'ai déjà réussi à prendre le dessus sur mon corps, j'y arriverais encore une fois, mais chaque chute, aussi petite soit elle me ramène quand même à cette année et demie écoulée et à cette vie que je subis plus que je ne vis. 

Je ne me contrôle plus: j'ai toujours été soupe au lait, je m'énerve vite, mais redescend aussi vite, et ça ne m'a jamais empêché de vivre "normalement" ou autres, mais là... Franchement je me reconnais pas, une contrariété peut me faire sortir de mes gonds comme pas deux. Tenez, toute à l'heure, j'ai été fortement contrarié car j'ai fais une mauvaise manip, perdue des données etc et j'ai piqué une de ses colères. Du genre j'ai 5 ans et je balance tout ce qui me tombe sous la main ... C'est grave !! Et, franchement, ça me fait peur. Je sais bien que d'un sens c'est normal. J'étouffe là, entre 4 murs à ne pas pouvoir faire ce que je veux, à ne pas savoir de quoi demain sera fait, alors le moindre truc j'explose. Mais quand même, c'est grave !!! Heureusement, je m'en rends compte, mais ça fait peur.

Je ne me sens plus à ma place: je m'explique, il y a quelques jours j'étais à l'anniversaire d'une amie. Et, moi qui suis très sociable, plutôt avenante etc, là je ne me sentais pas bien du tout, pas à ma place. Déjà, avec cet acné qui me bouffe depuis un an je n'ai plus du tout confiance en moi, et je me rends compte que ça joue beaucoup. Cette soirée, j'y suis restée deux heures. Je ne tenais plus, je connaissais quelques personnes, mais, quand tu ne bois pas, fume pas et qu'en plus tu es assise sinon les vertiges viennent te dire coucou tu n'as qu'une envie: vite rentrer chez toi ... 

J'étouffe à l'intérieur de moi, j'ai espoir que bientôt, la santé aille mieux, et le reste ne pourra que suivre. Enfin, la santé, ou autre chose, je sais que là ma vie c'est les dominos, il suffit qu'une chose qui se débloque et le reste suivra. J'y crois, je l'espère.

Désolé pour cet article brouillon.
Des gros bisous ♥

dimanche 17 août 2014

Je m'attends à tout sauf à toi

On s'est quittés... Avant son départ prévu dans 2 jours... Il se posait beaucoup de questions sur comment il allait gérer "sa jalousie maladive" (dixit lui même) à distance, et moi je savais que je ne tiendrais pas à toujours le rassurer en vain et à devoir me justifier pour lui prouver qu'il n'a pas a avoir peur.... 

On a pleuré, beaucoup. Puis on s'est dit, au revoir pour lui, à bientôt pour moi. Ce matin je recevais un long mail auquel j'ai décidé de répondre, et je vous le partage (pas en totalité mais presque). Suite à ça, il m'a demandé de ne plus lui écrire, puis il m'a renvoyé un message pour me dire qu'il voulait profiter de ces 2 jours.... Je suis partagée, perdue, incomplète et surtout mal. 

Lire son message a de suite stoppé mes larmes. Mais, si l'on se pose un peu, si on y réfléchis de plus près, l'envie est là oui, mais après ?! Ça va donner quoi ?! Je serais encore plus démolie, encore plus affaiblie ?
" Comme tu le dis, on a pris la bonne décision. On se tuait a petit feu si on continuait. Quand on est dans une impasse de la sorte, y'a plusieurs solutions, soit tu continues quand même mais tu te casses la gueule, tu te prends un mur, soit tu prends d'autres voies. C'est ce qu'on a fait et c'est le bon choix. Je préfère être malheureuse, une bonne fois, plutôt que de continuer en gardant en tête des choses qui à la fin font encore plus de mal et nous pourrissent. Le temps, le destin, l'avenir, la vie, nous, nous diras si notre avenir doit s'écrire ensemble. Je fais confiance à la vie. Ça fait mal de se dire 'au revoir" (tu sais que je déteste ce terme hein) mais c'est la seule façon de savoir qui l'on est vraiment... Et ça prouve aussi beaucoup de choses d'être capable de faire ça quand on a beaucoup de sentiments.
Tu me fais craquer. Tes ptits yeux, ton sourire, ton rire quand on se dit des bêtises et qu'on a l'impression d'avoir 5 ans. Tu crois en tes rêves, en tes convictions, tu te bats. T'as une force incroyable. Tu es doux, attentionné, tendre (et sauvage parfois). Tu as toujours été là pour moi, toujours. Et je crois que j'aurais jamais assez de mots pour te remercier. On a jamais fait tout ça pour moi, toi t'as toujours répondu présent. Je savais, et je sais que je peux compter sur toi. Tu m'a tiré vers le haut, tu m'as réconforté, t'as séché mes larmes... Et il est vrai que tu m'a tellement donné, on s'est tellement donné, que là, maintenant, j'ai peur, de moi sans toi...
C'était d'une belle intensité. Et je ne regrette rien.
Je suis loin d'être parfaite, j'suis chiante parce que oui je me plains tout le temps, j'ai sans cesse besoin d'être réconforter, parce que j'ai peur, de tout, de pas guérir, de ceci, de cela, qu'on ne m'aime plus, qu'on m'abandonne, etc etc... Tu sais pourquoi, en parti. Pourtant, les cicatrices du passé nous disent d'où l'on vient pas où on doit aller... Mais à mettre en pratique c'est pas gagné ;) !

Hier, à un certain moment j'ai vu en toi un homme que je ne connaissais pas, un homme qui se mettait des barrières, pour ne pas souffrir, je l'ai bien compris. J'espère que tu ne le prendra pas mal, mais baisse les armes de temps en temps, accorde toi le droit, d'avoir besoin de souffler. On est que des humains après tout. Tu me l'a bien prouvé quand tu as dis " et puis merde " et que tu m'a embrassé comme tu sais bien le faire.  Hier, te voir pleurer m'a déchiré, mais encore une fois j'ai pu voir que tu étais entier, et c'est une belle force que d'être ainsi.

Moi aussi je me projetais avec toi tu sais. Secrètement, le petit bébé sensible que j'étais (que je suis lol) rêvais à beaucoup...

Mais tu le dis très bien, arrivera ce qui arrivera...
Promets moi d'être bien aujourd'hui, de profiter de ta famille, de tes amis, moi je suis là, dans ton cœur. Profite de ces derniers moments.
Ne stresse pas trop pour ton départ, je crois en toi, je sais que tu vas faire de belles choses. Vis ton aventure à fond, vis ce que tu as a vivre, crois en toi, en tes rêves. Et, surtout, ne dis pas que tu n'as plus rien qui te pousse à revenir en France. Tu as plein de choses.
Je t'embrasse très fort,
Je t'aime,
Ta princesse. "

lundi 11 août 2014

Te passe pas de moi

Je pleure, sans cesse depuis cette nuit sans trop savoir pour qui pour quoi. Trop plein de sentiments, d'émotions, de peurs, de frustration, de colères. 

Dans 10 jours il sera la bas, et, j'ai l'impression que les petits jours qui nous restent vont nous filer entre les doigts. Incapable de me sortir du lit je suis bonne à rien, mise à part pleurer, renifler et m'énerver.

Je ne suis que de nerfs, hyper agressive. C'est parti d'un petit rien, on devait dormir ensemble hier et au dernier moment, chez lui c'était pas possible, chez moi non plus, bref on a du dormir chacun de notre côté et ça m'a énormément frustrée sachant que je veux profiter de lui chaque minute possible... Je suis rentrée dormir chez moi en colère contre ma mère qui ne voulait pas qu'il vienne dormir ici (et oui les joies de vivre encore chez ses parents). La colère ne s'en va pas, et tout s'en mêle.

Je me rends compte que je tiens vraiment vraiment à lui, et le voir partir sans savoir quand je vais le retrouver me déchire le cœur.

Je veux encore sauter dans les vagues avec toi, crier parce qu'une vague m'est passée dessus, t'entendre rire et te voir m'ouvrir les bras pour que je viennes m'y blottir. Je veux t'appeler et te dire que j'arrive dans 40 min, je veux encore me disputer avec toi parce qu'on est pas d'accord sur ci ou ça, je veux me réveiller le matin et voir que tu m'as envoyé un sms avant d'aller travailler. Je veux pouvoir passer des nuits coller contre toi, te serrer dans mes bras. Je veux que tu me prennes la main, je veux sentir ta main dans mes cheveux, discuter des heures avec toi, te faire des tonnes de bisous, je veux encore te regarder dans les yeux et te dire que je t'aime. 

Et je parle de toi comme si tu était parti alors que tu es encore là....


mardi 5 août 2014

Départ Précipité

Comme je le disais ici, tout n'était pas simple...
Puis, on a discuté, de vive voix, les yeux dans les yeux, et nous nous sommes dit que quitte à ce que tu partes, autant en profiter avant et voir par la suite. Quand tu seras la bas, si les sentiments sont toujours présents, ou non.

Et, toute à l'heure tu m'as appelé, j'ai de suite compris à ta voix qu'il y avait quelque chose.... Ton départ est avancé... Tu commences à travailler le 15 Août, au lieu de début Septembre, ce qui veut dire que tu pars... Très bientôt. Début de semaine prochaine sans doute. Tu étais paniqué, ne sachant plus très bien par quoi tu devais commencer pour préparer ton départ... Je n'ai pas su te rassurer, j'ai juste su pleurer...

Je crois que je ne réalisais pas que tu allais partir. Là j'ai bien réalisé. Que tu ne serais plus là, qu'on ne pourra plus se dire "rendez vous dans une heure, on part 3 jours", qu'on vivra en décalé, que tu seras au boulot que je serais au dodo et inversement, que tu ne pourras plus me serrer dans tes bras si fort qu'il me faille te dire "arrête je vais étouffer", que je ne pourrais plus te souler en voiture à chanter comme une zinzin... Non, maintenant des océans nous sépareront.

Et, contre toute attente, j'ai peur. Je crois que je t'aime vraiment bien. Je sais c'est contradictoire avec mon dernier article, mais je suis pleine de contradictions. Tout ce que je sais c'est que je constate que cette nouvelle m'affecte. Que ce départ précipité m'a coupé les jambes. Que je ne peux pas me sortir de la tête qu'hier était peut être notre dernière nuit ensemble avant un sacré bout de temps. 

J'admire ta sérénité face à ça, à nous. Tu sembles si sur de toi face à notre couple. Ta seule peur est que je rencontre quelqu'un d'autre. De mieux que toi comme tu dis. Encore une fois, je ne te fais pas de promesse, je ne peux plus en faire. J'suis pas ainsi, l'amour, la vie, les relations, c'est tellement incertain tout ça que je ne peux pas. Pourtant, je me rends compte que je tiens vraiment à toi... J'ai presque envie de dire " j'ai pas envie que tu partes" mais bien sûr je ne dirais jamais ça, c'est ton rêve, et je veux que tu sois heureux. Alors pars, vis ce que tu as à vivre. Moi, je serais là, aussi longtemps que je (tu) le puisse(s), aussi longtemps que nos sentiments nous fassent tenir, aussi longtemps qu'on le pourra, qu'on le voudra. Qui vivra verra, c'est comme ça que l'on dit non ?! Et puis, on dit aussi que parfois il faut se quitter pour mieux se retrouver, que la distance permet de connaître ses vrais sentiments, la force d'une relation ou non.

Ces deux dernières semaines j'ai passé énormément de temps avec toi, on a beaucoup parlé, on a mis les choses à plat. On s'est avoué nos peurs, nos incompréhensions. Et ça fait du bien... Du bien de voir, que le dialogue n'est pas bouché, qu'on a chacun nos caractères mais qu'on se comprend tout de même, malgré tout. Qu'on a parfois mal compris des choses, qui nous ont blessées, alors qu'il n'y avait pas lieu.

Bref, ce soir j'ai le cœur lourd, les jambes en vrac, la tête qui tourne et un bouton de fièvre qui pointe le bout de son nez (lol). Mais je vais sourire, prendre sur moi et être heureuse pour toi. Essayer de ne pas laisser mon corps parler pour profiter des derniers jours ...

Je sais que tu seras bien la bas. C'est le principal.

Et puis, maintenant, laissons le destin faire ce qu'il doit faire....