lundi 7 juillet 2014

Le bon moment. Le bon endroit. #Remember

C'était il y a 5 ans. Encore épargnée de grands drames que la vie nous fait rencontrer, encore naïve et insouciante. J'étais au bon endroit, au bon moment. Il y a 5 ans, je passais un diplôme européen en Communication en alternance.

Un pur bonheur, la joie de commencer à travailler et à avoir des responsabilités, associé à l’insouciance encore présente de s'asseoir à une table pour écouter un professeur. L’allégresse des choses simples, des choses qu'on aiment. Se faire bercer, se laisser porter.

Les journées de cours se ressemblaient toutes un peu..
7h30, sms à ma complice, ma compère de l'année, ma Léa "j'suis dans le tram, dans 20 à ton arrêt xoxo" Tous les matins c'était la même chose, on se retrouvait à 7h50. Je la voyais au loin, sur la pointe des pieds, relever la tête pour voir où j'étais dans le tram, je lui envoyais alors souvent "3ème porte en partant du fond", où je ne disais rien et la laissait chercher pour éclater de rire quand enfin elle me trouvait.

On arrivait toujours pile poil à l'heure, voire en retard, on se dépêchait à sortir du tram, à remonter la rue en courant pour vite s'engouffrer dans notre classe, lancer un grand sourire à nos camarades déjà installés et pousser un grand soupir d'avoir couru "si vite". Chaque matin c'était la même chose "et béh vous êtes encore en retard". On s'en fichait, on profitait.

On travaillait aussi, faut pas croire, mais on faisait ce qu'on aimait. Quand on fait ce qu'on aime c'est tellement plus simple, moins contraignant, plus plaisant. On a moins d'efforts à fournir, moins de pression et tout se passe tellement mieux.

Le lundi après midi, on avait cours de vidéo, et la vidéo, ça nous intéressait pas vraiment. On était de plus pas noté sur cette matière pour notre diplôme alors pour ne rien vous cacher le lundi après midi se terminait souvent en ville, chez Sephora ou chez Zara à encore dépenser les sous que l'on gagnait 2 jours par semaine quand on était au travail.

Que cette insouciante était bonne, que cette amitié l'était aussi. J'en aurais des anecdotes à vous raconter avec ma Léa. Comme cette fois, où, justement un lundi, on décide de sécher. Mon téléphone sonne, réflexe je décroche c'était la secrétaire de l'école qui m'annonçait que le lendemain nous n'avions pas cours, elle me chargeait de prévenir le reste de la classe (et oui c'est moi qu'on appelait #chouchoute inside ahah) je dis très bien et je raccroche. Et là, grosse panique, maaaaaiiiis j'ai répondu elle va comprendre que j'suis pas en cours là!!! Parce que bon ok je séchais, mais j'étais une peureuse, alors, attention, du grand Maviedebrune, je la rappelle: "je vous ai répondu, donc vous avez compris je ne suis pas en cours mais en fait, c'est parce que au début on ne devait pas avoir cours, puis le prof est arrivé mais j'étais déjà partie... blablabla". Je m'enfonce, elle rit. Elle a compris mais ne dira rien. (chouchoute je vous dis^^)

Et cette fois, où on se décide à aller à la pharmacie pour un petit bobo. On marche, on papote, on trouve une pharmacie, on en ressort et là : c'est le drame. ON NE SAIT PLUS OU ON ESTLa brune et la blonde, pommées au milieu de la ville sans savoir quelle direction prendre. On envoyait des sms à nos amis de classe en disant "SOS SOS", les autres nous connaissant pensaient qu'on leur faisait encore une blague mais non ... On était vraiment perdues. Qu'est ce que nous avons pu rire ce jour là et je vous rassure, après une bonne petite heure nous avons fini par retrouver notre chemin.

Léa et moi, c'était une belle amitié. Nos joies, nos peines, nos sorties mémorables (je vous les épargne sinon mon article va faire 15 000 lignes, mais il nous en est arrivé des mésaventures en soirées). On ne se voit plus, car on habite loin l'une de l'autre, que chacune de nous à sa vie, mais on ne s'oublie pas, on le sait ♥

Cette année là, j'avais 20 ans, et, c'est pour le moment la plus belle année de ma courte existence. Des études au top, un premier boulot, donc des premiers salaires, un amoureux génial, des sorties à n'en plus finir... Faire ce qu'on veut, quand on veut, avec qui on veut. Découvrir la vie, la vraie. Celle que l'on croque à pleine dents sans trop se poser de questions, avec l'innocence de l'enfance qui est toujours présente. Ça fait du bien de se souvenir que c'est possible d'être bien, vraiment.

Même si actuellement tout est compliqué, je sais qu'un jour je connaîtrais de nouveau cette plénitude.
Ce bien être, cette sensation d'être dans sa vie, les deux pieds dedans, aux bons endroits, aux bons moments.


8 commentaires:

  1. Article très touchant que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire!
    Bises, Maricha.

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  2. C'est beau de se souvenir de ces instants, de ces moments heureux, de tous ces possibles qu'on gardait bien au chaud dans notre coeur. D'autres moments heureux viendront forcément. Il faut se remémorer les beaux et bons souvenirs quand dans notre vie c'est un peu noir et les jours sont un peu douloureux.
    Je pense bien à toi ma belle et gardes foi en la vie.

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  3. Jolies tranches de vie <3 Oui d'autres moments heureux reviendront, tu es dans une phase plus sombre, mais ça sera mieux plus tard!

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  4. Oui, tu vas retrouver cette plénitude ! N'en doutes jamais ma belle ! Gros bisous!

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Je me ferais un plaisir de vous lire les filles