mardi 27 mai 2014

LOVE LIFE

Elle était indépendante, pleine de vie. Elle avait un travail, pas le meilleur du monde, pas un salaire de dingue, mais elle avait un travail, un CDI qui plus est, le genre de contrat sur lequel on ne crache pas hein. 

Elle était bien dans sa vie, en apparence. Épanouie, un homme dont elle n'était pas amoureuse, un homme de passage, elle le savait mais elle s'en fichait ça lui allait. Elle ne voulait pas d'engagement, pas de je t'aime pour la vie, pas de promesse qu'on ne tiendra pas, pas de projet. Du respect, de la tendresse, de l'attention, du bon temps, rien de plus, rien de moins. Elle voulait juste plaire, se prouver qu'elle pouvait être désirable et désirée. De la légèreté, rien que de la légèreté pour contrebalancer les épreuves passées. 

Elle sortait beaucoup, trop sans doute, mais le stress de la semaine, du travail, de la vie, elle avait besoin de l'évacuer tous les samedis soir. Elle avait besoin de danser jusqu’au petit matin, besoin de rire beaucoup trop fort avec ses amis, besoin de se sentir belle, besoin d'être elle même.

Elle savait que sa vie allait changer, elle savait qu'elle fatiguait. Elle rêvait de liberté, de briser ses chaînes, de devenir elle. Elle avait tellement de choses à montrer, à se prouver à elle même. Elle avait coupé ses long cheveux, chaussé des talons un peu bancals. Elle devenait chaque jour un peu plus confiante en l'avenir. Elle pensait que cette vie, cette voie était la bonne. Elle pensait que tout ce qu'elle faisait aller la mener là où elle voulait, elle pensait qu'être avec un homme de passage lui ferait aimer la légèreté et oublier son besoin d'amour profond. Elle pensait que sortir à n'en plus finir lui fera oublier que ses semaines de bureau devenaient de plus en plus pesantes. Elle pensait faire tout ce qu'il fallait. 

Elle se trompait. La vie a alors décidé de la bouleverser un peu, beaucoup, pour lui montrer qu'elle avait choisi de mauvais chemin, de mauvaises voies. Non ce n'est pas en voulant des histoires sans lendemain qu'on passe de grande amoureuse à fille frivole qui veut juste fricoter. Non ce n'est pas en passant ses soirées dehors et en se couchant au petit matin tous les weekends qu'on oublie qu'on n'est pas à sa place le reste de la semaine. 

Elle faisant tout pour aller contre ce qui lui faisait peur, elle n'avait pas compris qu'elle ne trouverait pas le bonheur ainsi.

Affrontez ses problèmes, arrêtez de les fuir, les regarder bien en face :
c'est ça le début du bonheur.


10 commentaires:

  1. Très juste ton billet ma belle. Et oui la vie commence vraiment quand on regarde le problème en face, qu'on décide de changer les choses, qu'on se sent prêt pour une nouvelle aventure. Le bonheur ne se trouve pas quand on fuit quelque chose ou quelqu'un, quand on largue les problèmes sans les avoir résolus.

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    1. Exactement !! Et puis, je pense que la vie est bien faite, elle nous montre d'une manière ou d'une autre quel est la meilleur façon d'aller bien. Il faut "juste" savoir reconnaître les signaux.

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  2. C'est vrai tu as raison, la vie nous montre bien souvent nos erreurs, ou simplement quand on n'est plus sur le bon chemin ! Être attentif à tous ses signes et à notre propre ressenti est donc super important !
    Bises

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  3. Très joli et juste article <3 Et oui, en cherchant à fuir ses problèmes, on risque de se perdre, d'oublier qui l'on est, de ne pas savoir pourquoi on agit vraiment comme ça... Mais comme tu le dis, c'est plus facile de fuir que de se confronter à soi même... Mais c'est une libération quand on se trouve vraiment et que l'on accepte de voir la vérité en face.

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    1. C'est ça, à partir du moment on on arrive à accepter tout va mieux ! C'est long mais je suis sur qu'on y arrive !

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Je me ferais un plaisir de vous lire les filles