lundi 20 janvier 2014

Tires pas trop !

Sur la corde.

Refouler ses émotions, ne pas reconnaître ses limites et vouloir toujours les dépasser, ne pas savoir dire non, être hypersensible, avoir peur de décevoir les autres, être très (trop) exigeant envers soit même....On l'a tous été/fait un jour n'est-ce pas? Cependant, si cela dure trop longtemps, soyez certains que votre corps vous rappellera à l'ordre et vous n'aurez alors que le choix de l'écouter. Il s'imposera à vous.
Quand on sait que toutes ses 'petites choses' peuvent aboutir à de très grands bouleversements tant physiques que psychiques (maladies cardio vasculaires, digestives, agoraphobie, crise de panique, angoisse, fatigue, insomnies) on se dit que prendre quelques minutes par jour, quelques heures par semaine rien que pour soi, pour s'écouter, se détendre, se faire du bien n'est pas un luxe. Loin de là.

Toi qui passes ton temps au boulot, toi qui souffres tellement du regard des autres, toi qui ressasses sans cesse tes peines, toi qui n'arrive pas à dire non à ton boss/ton mec/ta mère ou autre, prends toi en main. Poses toi 5 min. La tête dans le guidon comme on dit, on ne se rend pas compte justement qu'on tire trop sur la corde, et quand elle pète bah elle pète bien hein et généralement on peut éviter d'en arriver là si on s'écoute un peu. Si on se respecte. Car, clairement, là est la clé du bien être: se respecter soi même.

Par cet article je donne ma simple vision des choses, je ne prétends pas tout connaître ou tout savoir, je parle juste en connaissance de cause. Personne n'est parfait et gérer sa vie ne se résume bien sûr pas à suivre des conseils à  la lettre. La clé, est plutôt dans l'écoute et l'acceptation de soi. Savoir reconnaître quand ça ne va pas, savoir où sont ses limites.

 


Je me suis pas mal intéressée à tout ça ces derniers temps, et notamment à tout ce qui concernait les phobies sociales, l'agoraphobie etc... Et au travers de mes différentes lectures j'ai compris et appris que notre cerveau fonctionnait de la manière dont on "l'éduquait". En gros, si l'on est dans un excès "je vais bien tout va bien, mon corps me rappelle à l'ordre mais je ne l'entends pas", quand la corde pète on bascule facilement de l'autre côté "j'ai mal dans la poitrine je fais une crise cardiaque, si je vais là je vais me sentir mal..." etc..

Et clairement, à force d'avoir ce tas de pensées négatives, notre cerveau se conditionne et est sans cesse en alerte. On entretient notre cerveau a penser que nous sommes en situation de danger alors le corps réagit comme tel: coeur qui bat très vite, sueurs froides, nausées, vertiges... Normal, le cerveau pense que vous êtes face à un danger (alors que vous êtes dans votre voiture, dans un restau, dans votre lit, etc...) et vous fournit alors le taux d'adrénaline nécessaire pour vous sortir de ce danger. SAUF QUE vous n'êtes pas en danger, alors vous ne comprenez pas les symptômes physiques qui vous arrivent: et vous paniquez. Bref, cercle vicieux. Et croyez moi, "rééduquer" son cerveau n'est pas une mince affaire et vous demandera moult efforts... 

Alors, si vous ne voulez pas en arriver là vous savez ce qu'il vous reste à faire...
Et si vous en êtes arrivés là, envoyez moi un petit mail... Je suis en pleine "rééducation de mon cerveau" et je suis toute oui pour échanger la dessus avec vous, pour se soutenir, se parler, se comprendre aussi surtout... Car quand on en est là en plus de se gérer soi même il faut réussir à gérer et expliquer aux autres ce qui vous arrive....




8 commentaires:

  1. Un article très intéressant et très vrai je trouve. J'ai aussi pas mal tiré sur la corde l'année dernière, ça n'a rien donné de bon non plus même si ce n'est pas allée aussi loin que ce que tu peux évoquer dans ton article. Il faut se respecter et être en accord avec soi pour ne pas un jour se regarde dans le miroir et avoir l'impression de faire face à un étranger et en payer le prix par la suite...
    Bises, Maricha.

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  2. Je me reconnais bien là, encore une fois... Et encore, depuis mai, je prends du temps pour moi et mon corps, pour le réapproprier. Pour tout ce qui est rééducation de notre cerveau par contre, j'ai dû le faire pour l'anorexie, pour l'émétophobie, pour mes angoisses... et à chaque fois, j'ai remarque le même processus... il faut y aller pas à pas, commencer petit, et agrandir les pas au fur et à mesure. Si on décide par exemple de faire 30mns de voiture.... ;-) si on n'est plus habituée à le faire, on va angoisser, c'est normal. Ou si on ne sort jamais et que d'un coup, on se retrouve dans un monde pas possible, c'est pareil. J'ai fait l'erreur de vouloir aller trop vite et réalisé que ce n'était pas possible. Du coup, j'ai revu les objectifs à la baisse. Je sortais 10mns puis rentrais. Et quand je sentais que les 10mns étaient intégrés par mon cerveau, j'augmentais à 20 et je faisais pareil et ainsi de suite. Quand je ne peux pas sortir durant plusieurs jours et que d'un coup, je ressors, c'est la panique totale, du coup, je commence toujours par aller dans un parc où je sais que je vais rencontrer du monde, mais pas trop pour que çà me sois à nouveau accessible. Je reproduis jusqu'à ce que je ne pense plus à l'angoisse que çà me provoque, que je n'ai plus de grosses gouttes de sueurs qui coulent et après, je vais dans le monde. Et çà fonctionne, promis. Parfois il faut plus de temps, selon l'état d'angoisse, mais c'est possible, vraiment. C'est comme çà que j'arrive à vivre et à sortir avec ma phobie en tout cas. Cà demande du temps, du travail et c'est au quotidien qu'il faut faire cet "entraînement", sinon c'est comme si le cerveau recommençait à avoir peur de tout et tout le monde et on est obligées de recommencer du coup. Un peu tous les jours, quitte à noter dans un carnet pour voir les progrès, ce qui aide aussi à reprendre confiance, parce qu'on voit qu'on est capable et pour finir, on se lance des défis. Ce n'est pas grave si on ne réussit pas. Il ne faut pas voir ce qu'on n'arrive pas à faire, il faut réaliser ce qu'on parvient à faire plutôt. On manipule notre cerveau pour qu'il aille dans le bon sens. C'est épuisant, lourd, difficile, mais parfois çà peut revenir bien plus vite qu'on ne le pense. Mais ne t'en veux pas si tu ne parviens pas tout de suite, comme dit, il faut aller pas à pas et à ton rythme surtout. Tu y arriveras ma belle, j'ai toujours cru en toi et j'y croirai toujours <3 gs bisous avec tout mon soutien

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    1. Je dirais juste MERCI, je t'ai déjà tout dit en privé ;)
      Courage à toi aussi ma poupette !!!

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  3. Article très touchant.. Et criant de vérité.
    Je ne me sens pas concernée car je ne pense pas trop tirer, et je pense me faire plaisir.. Mais ça doit être très difficile de ne plus gérer ses émotions et de se laisser entraîner dans une spirale négative.
    Courage à toi ma belle <3

    xx Nolwenn

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  4. Cet article me rappelle à l'ordre. J'ai une forte tendance à m'impliquer à 200 % dans ce que je fais et aujourd'hui c'est mon nouvel emploi qui m'accapare ! Il y a quelques années mon corps m'a dit stop et j'ai compris que je n'étais pas wonderwoman et qu'il fallait penser un peu à moi. Aujourd'hui, il est temps que je remette ça en pratique...

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    1. Je pense que le problème n'est pas l'implication, c'est même plutôt bien de s'impliquer dans ce qu'on fait non ? Mais c'est plutôt de savoir voir quand ça dérape quoi... Ecouter son corps avant qu'il ne soit trop tard !
      Mais après effectivement, tu dois reconnaître les signes si tu l'a déjà vécu, alors oui oui ouiiii lache un peu la pression et pense à toi. :)
      Gros bisous

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Je me ferais un plaisir de vous lire les filles