mercredi 24 décembre 2014

Et le reste de l'année alors ?!


Noël, par définition est une fête chrétienne qui commémore la naissance de Jésus. Noël c'est ça, avant toute chose.

Si on généralise, Noël est une fête joyeuse, emplie de lumières et de décoration. Noël c'est les chants de Noël, c'est le père Noël, c'est les rennes, le traîneau, les cadeaux au pied du sapin, les sourires des enfants qui les déballent, etc etc...

Mais Noël c'est aussi "allez fait un effort c'est Noël, soit gentil c'est Noël, allez, c'est l'esprit de Noël". Et le reste de l'année alors ?! Non, Noël n'a jamais été une occasion d'être gentil avec des gens que nous n'apprécions pas. Si je n'aime pas quelqu'un je ne l'aimerais pas plus à Noël. (#rabaitjoie)

Restons nous même, Noël ou non, soyons heureux le 24, le 25 décembre mais aussi tous les autres jours de l'année. Noël est un beau moment de l'année, mais ça ne doit pas être le seul. Noël ne doit pas être un prétexte, Noël doit être une occasion de plus pour être avec les gens qu'on aime, une occasion d'écouter la musique un peu plus fort, de chanter un peu plus fort, de manger un peu plus fort, de partager de bons moments.

Noël c'est de bons moments passés autour de la table, de longues heures à raconter des anecdotes, des souvenirs, des jeux de cartes, des rires, des fous rires, des bêtisiers de merde à la télé qu'on aime quand même regarder, des photos...

Soyez heureux, aujourd'hui, demain et tous les autres jours de l'année. 

Passez de bonnes fêtes, profitez, aimez


lundi 15 décembre 2014

On remonte pas le temps mais ça fait bientôt 2 ans ...

Dans quelques jours ça fera deux ans. DEUX ANS. Si on pouvait remonter le temps je reviendrais à cette dernière semaine de vie "normale" et je me dirais: pose toi, calme toi, arrête de tout donner jusqu'à y laisser ta santé.

Mais j'suis comme ça moi, je vais toujours au bout des choses, même quand il est question de santé apparemment. 

Alors voilà ça fait 2 ans. Deux ans de doutes, de peurs, de souffrances aussi. Deux ans et j'ai l'impression d'avoir pris 10 ans dans la gueule. Autant physiquement que mentalement. J'ai des rides au coin des yeux, des poches, que je n'avais pas avant et mentalement je suis quelqu'un d'autre. Complétement. Je suis MOI. Je suis celle qui n'arrivait pas à s'exprimer totalement et librement avant, je suis changée.

Deux ans dans une vie c'est rien qu'ils disent. C'est sur. C'est rien. Et puis, le chemin est long, j'ai bien progressé, je suis fière de moi, chaque jour un peu plus. Et ça c'est une grande fierté...

Alors même si ça va faire deux ans, même si je sais que je vais y penser et être triste, mais si je sais que la route est encore longue, que 2015 ne sera pas de tout repos non plus, que si tout se passe bien 2015 sera une année de renouveau, de changement, pas toujours simple, de redirection, même avec tout ça je garde la tête haute, le courage au maximum et j'y crois surtout.

Je me répète, encore et encore, mais la vie est bien faite, rien n'arrive pas hasard. Tout ce qui arrive dans nos vies et fait pour nous faire prendre conscience de quelque chose, je vous l'accorde ce n'est pas toujours simple à trouver, parfois on se dit même que la vie nous prend pour des cons...


Mais perds pas espoir promis juré qu'on la vivra notre putain de belle histoire vie !


mardi 9 décembre 2014

Sois fière de moi

Arrête, arrête d'avoir peur et de me dire que ce n'est pas prudent. J'en ai rien à foutre que ce soit prudent ou non, je veux juste vivre t'entend?! Juste VIVRE. Pas rattraper le temps perdu car ces deux années ne sont pas perdues, oh que non. J'en ai bavé, j'en bave encore mais DIEU MERCI. Sinon, à l'heure actuelle je ne serais certainement pas aussi épanouie au fin fond de mon coeur.

Alors arrête s'il te plaît, encourage-moi, soit fière de moi et DIS LE MOI BORDEL. J'aimerais juste qu'une fois, dans ta vie, dans la mienne, tu reconnaisses et approuves mes choix. Je me dépasse, je me torture l'esprit, le corps et le cœur et j'aimerais plutôt que des "t'es sur que ça va aller, que tu vas pouvoir le faire, que tu vas pas avoir mal blablabla" un simple "fait attention, écoute toi, mais fonce". Je veux juste ça. Tes peurs, tes angoisses, tes états d'âmes, à vrai dire je m'en fiche royalement. J'ai déjà les miens à gérer et c'est assez compliqué comme ça, alors gérer les peurs des autres pour moi désolé mais c'est trop me demander.

Je vis simplement, et je voudrais vraiment que tu comprennes que quand j'aurais retrouvé une vraie vie normale, du moins une vie qui me va, je ne serais plus la même qu'avant, JE NE SUIS PLUS LA MÊME qu'avant. J'ai vécu des choses que je n'oublierais jamais c'est gravé dans mon corps, au fin fond de mon âme et de mon cœur

Et ça, ça fait grandir, ça fait se rendre compte que d'un jour à l'autre TOUT, TOUT peut basculer. On passe une journée normale, et le soir bam on entre dans une galère sans nom et pour l'avoir vécu une fois, je garderais toujours en tête que ça peut recommencer demain. Et si ça recommence, je veux juste me souvenir que tout est possible dans la vie, tout. Qu'on peut se dépasser, se surpasser, qu'on peut faire des choses que même avant on n'aurait pas imaginées. Je veux me souvenir de l'ultime, de l'intime sensation de grandeur, de force, de fierté que l'on ressent quand on fait des choses qui nous semblaient impossibles. Je veux me souvenir de cette liberté ressentie au fond de mon âme et de cette joie de se coucher en ayant accompli quelque chose qui nous paraissait insurmontable.

Alors oui, je vais continuer encore et encore, je vais me rendre malade de stress, d'angoisse, mais je surmonterais tout ça, pour me souvenir, pour vivre, pour ne plus avoir de regrets. Ce sera long, ce sera dur, mais le temps, l'envie, le soutien m'y mènera.

Alors s'il te plait, garde tes peurs pour toi, soit fière de moi bordel. Oui c'est dangereux la vie, mais c'est la vie. C'est pas le pays des bisounours, il y a des épreuves, j'ai toujours réussi à les surmonter, tu as toujours été là alors maintenant s'il te plait soit là aussi mais n'oublie pas que la peur n’empêche pas le danger et que quoi que tu dises, quoi que tu fasses, j'avancerais avec ou sans ta bénédiction, c'est la vie. C'est ma vie. Laisse moi la vivre comme je l'entends, ça fait trop longtemps que je ne suis plus moi.

Je t'aime, n'ai pas peur, fais moi confiance.


dimanche 23 novembre 2014

Je suis le parfait panel d'NRJ12

J'ai conscience d'être un cliché à moi toute seule.

Mais tant qu'il n'y avait que moi qui le pensais ça allait, SAUF QUE l'autre jour, une personne que je ne vois que peu, et que en soirée (autant vous dire que les soirées depuis 2 ans je les compte sur les doigts des mains) me dit "alors toi t'es le parfait panel d'NRJ12 quoi". J'avoue, sur le coup j'étais un peu vexée, mais je n'ai pu lutter... Pourquoi me direz-vous ?! Tout simplement parce que je venais de sortir LA phrase qui "a fait mouche" OU PAS. "Nabilla ? Moi jla trouve touchante". Clairement j'ai perdu toute crédibilité au moment même où j'ai prononcé cette phrase. Et comme si ce n'était pas assez j'ai en plus rajouté "bah quoi, moi j'ai regardé ALLO NABILLA et clairement on a pas vu la cruche qu'on nous présente dans les magazines on a vu une fille sensible, touchante...." blablabla la brune qui creuse son trou toute seule !

Mais que voulez, j'ai conscience que dire ça peut faire rire, mais c'est comme ça je la trouve touchante je la trouve touchante. Et puis voilà forcément on m'a demandé si je regardais les anges, l'île des vérités et tutti quanti. Ma réponse ? OUI ET J'ASSUME.

Je ne suis pas du tout contrariée par cette remarque, car il est vrai que la télé réalité, je regarde, je regarde en replay, je commente, je follow sur Twitter. Et alors? Je le vis plutôt bien. J'ai des goûts d'une fille de 16 ans, j'écoute Kendji (et jele trouve beau), je regarde Les Anges, les Princes de l'Amour, Secret Story.

Franchement? Vous pensez que c'est parce qu'on regarde ça qu'on est bête, nunuche ou autre?! J'ai 25 ans, j'ai le recul nécessaire pour regarder ses conneries surjouées de la télé (pas comme une fille de 12 ans par exemple), ça passe le temps et quand on a rien d'autre à faire clairement ça diverti !!! Et moi ça me plait. Cette réflexion, humoristique nous aura bien fait rire toute la soirée en tout cas.

Et j'en viens au point qui fâche. Je suis tout de même venu à me poser la question du "que pense les gens qui ne me connaissent pas de tout ça ?! Si ils m'entendaient parler que dirait ils?" Ma réponse fut claire et expéditive: ils penseront que je suis une greluche. Mais en fait, je m'en fiche totalement ! J'ai failli écrire: j'ai fais des études, j'ai un BAC+4 blablabla ... MAIS quand bien même je n'avais pas tout ça???? Moi je sais que regarder tout ça ne fait pas de moi une "débile" comme beaucoup le pensent.

Les clichés ont la vie dure, mais ne soyez pas dupes, je suis PERSUADÉE que beaucoup regardent en silence, de peur d'être jugé ou pointé du doigt. Mais OHH il est où le problème ???

Tout ça me fait repenser à une anecdote qui m'avait choquée, une collègue à moi (enfin ancienne collègue) a dit un jour "je vais au concert de Shy'm ce soir" et un autre collègue la regarde en mode choqué "pour ta fille j'espère???". Oui en l’occurrence c'était pour sa fille, mais si ça n'avait pas été le cas, il lui aurait jeté des tomates?! Ça me fait doucement sourire quand même tout ça...

Je ne supporte pas ces gens qui jugent, tout et rien. Chacun fait ce qu'il veut, chacun mène la vie qu'il veut peut importe que ça plaise aux gens, non mais oh !

Sur ce, je vais réserver ma place pour M.Pokora moi !


dimanche 16 novembre 2014

A vous ... ♥

Il y a des jours comme aujourd'hui, où je suis exténuée, d'avoir dormi que quelques heures, d'avoir passé la soirée dans un milieu un peu plus bruyant que la normale, d'avoir conduit etc etc. Mais aujourd'hui je suis tellement fière de vous avoir. Vous n'imaginez pas à quel point.

Je suis fière d'avoir un amour de meilleur ami qui me dit ok je fais un détour par chez toi comme ça on va à la soirée ensemble, tu conduis pour te remettre dans le bain mais si il y a un souci je suis là. Un amour qui me fait rire comme jamais, que j'aime taquiner pour tout et rien. Il y a des gens, comme lui, que l'on rencontre par hasard, à une soirée où l'on aurait pas du être, et au bout d'à peine 30 min on est déjà à se raconter nos vies, à rire comme si on se connaissait depuis des années. Trois ans que ça dure, et je compte bien le garder près de moi encore un moment. Je suis fière d'avoir un meilleur ami qui voit quand je suis fatiguée et qui me dit que c'est pas grave, que c'est de la bonne fatigue, qui me booste en me disant que le lendemain je serais fatiguée mais heureuse et fière de moi. Un meilleur ami qui quasi tous les jours m'écris pour savoir si j'ai fais mon sport de la journée parce que "il faut que tu recommences à faire travailler ton petit cœur mis au repos depuis trop longtemps". Je suis fière d'avoir un ami comme lui, qui ne me materne pas toujours, qui me dis parfois des choses que je ne veux pas entendre mais qui me le dit toujours pour mon bien. Quelqu'un qui a compris que cocoonner n'est pas la solution mais qui n'est pas dans l'excès non plus. Bref, quelqu'un de juste, qui parfois m'agace à me dire des choses que je ne veux pas entendre, mais que j'aime très fort. 

Et aujourd'hui, encore plus que d'habitude je suis fière d'avoir à mes côtés ma meilleure amie. Depuis 23 ans maintenant, même si on a pas toujours suivi les mêmes voies, on s'est toujours retrouvées au bout du chemin. Ma meilleure amie, c'est le genre d'amie qui t'invite à une soirée et qui te dit "j'ai changé les draps exprès pour toi tu vas dormir dans notre lit". C'est le genre d'amie que tu peux réveiller en pleine nuit, parce que tu as refusé de squatter son lit (et celui de son amoureux donc), car finalement tu n'arrives pas à dormir. C'est le genre d'amie avec un chéri qui, dès qu'il me voit arriver dans la chambre sort du lit pour me laisser sa place (et aller dormir par terre sur un matelas pourri). Ma meilleure amie, c'est le genre d'amie qui le lendemain me dit "putain dans la nuit j'ai arrêté de respirer un moment car tu bouges tellement pas que ça me faisait peur alors j'ai voulu écouter si je t'entendais respirer". Cette petite phrase, que son amoureux m'a aussi dit quelques minutes plus tard, c'est pas grand chose mais pour moi c'est tout. Ça montre, prouve et re-prouve tellement l'amour qu'ils peuvent avoir pour moi que ça me donne envie de chialer.

Je suis pas vraiment gâtée par la vie, mais ce que je sais c'est que je suis bien entourée. Vraiment. J'ai autour de moi des gens bienveillants, mais d'une force... Que ce soit eux, mes amours d'amis, ma famille bien sûr, vous qui me lisez et me réconfortez, félicitez, ou autre en fonction de ce que je peux vous écrire, et d'autres personnes, misent sur mon chemin durant ces deux dernières années qui m'aident à traverser tout ça. C'est tellement précieux. J'espère rendre à chacun d'entre vous, amis, famille, copines virtuels, petits anges sur mon épaule, tout l'amour que vous pouvez me donner chaque jour. Vraiment.

With L♥VE.

dimanche 9 novembre 2014

Like the first day of my life

Vendredi a été un jour très particulier. Vendredi j'ai reçu ma lettre de licenciement. VOUS NE RÊVEZ PAS. 4 mois après le début de l'enfer. Oui clairement je considère ces 4 derniers mois, rythmés de lettre recommandées, de rendez-vous, d'appels à l'inspection du travail, aux avocats, aux personnes susceptibles de m'aider, comme 4 mois invivables.

Mais nous y sommes, la médecine du travail a reconnu mon mal être, et a bien vu que cette situation de stress permanent et de pression dans laquelle j'étais au travail n'arrangeais en rien ma santé, voir pire, la détériorais. Ça clairement, je l'ai en travers de la gorge mais bon, ainsi va la vie. Avant de reprendre le travail à mi temps je pouvais faire 1h30 de route, j'étais moins stressée etc, aujourd'hui, 40 min m'achève, etc etc. Bref là n'est pas la question.

J'ai donc reçu cette lettre tant attendue, quand j'ai vu le facteur arriver j'ai de suite su, je me suis empressée d'ouvrir la lettre et .... danse de la joie dans la baraque mon chat ne comprenais pas ce qu'il se passait et me regardait l'air de dire "elle est pas bien celle là". J'étais heureuse, mais heureuse, comme je ne l'avais pas été depuis longtemps !!!!! Quel soulagement, un boulet se détachait de ma cheville, clairement.

Le bonheur, la joie, l'excitation !!!!! Et, sur la lettre il était précisé que je pouvais passer dès que je voulais chercher papiers, solde tout compte etc, autant vous dire que je ne me suis pas fait prier !!
Je me suis habillé et GO ! Bon, arrivée là bas, désillusion "ah bah non rien n'est prêt fallait attendre qu'on t'appelle". "Euhhhhh c'est écrit noir sur blanc HEIN". Enfin bon, c'est pas grave, j'ai pu dire au revoir à mes collègues, et croyez moi, je me retenais de pas exploser de joie !! (désolé pour elles mais quel soulagement).

Qui aurai cru qu'un licenciement serait semblable au plus beau jour de ma courte vie. Triste réalité. Mais quand on a atteint le point de non retour...

Passé le bonheur immense de la nouvelle, place aux papiers, aux questionnement, aux doutes. Je n'ai jamais été au chômage, comment ça se passe, que faut il faire, pas faire, qui aller voir, et si je ne retrouve rien ?!

Mais je laisse ces questions de côtés pour le moment, j'ai encore jusqu'à fin 2014. Le temps pour moi de souffler, de me remettre de tout ça, et 2015, viens vite, je vais te BOUFFER.

samedi 1 novembre 2014

Il était une fois ...

Les Jolies Plumes #5


Il était une fois ... Émilie.

Émilie est une petite fille sage, très sage. Très discrète, son passe temps préférée n'est ni regarder la télé, ni jouer aux barbies, non Émilie elle passe son temps dehors, allongée sur un plaid a carreaux bleu et rouges à regarder le ciel. Le ciel quand il est tout bleu, le ciel étoilé et surtout le ciel nuageux.
Pourquoi ? Parce que dès que les nuages pointent le bout de leur nez Émilie se sent bien.
Elle retrouve son nuage. Celui qui connaît ses moindres secrets. Comment ça ? Vous n'êtes pas au courant. Émilie le dit mais personne ne la croit. Nous avons tous un nuage, un nuage à nous.

Un nuage réconfortant, même quand il nous envoi de la pluie ou des orages. Un nuage qui connaît tout de nous. Émilie le sait, nos nuages savent tout de nous car ils ont nos livres de vie. Plein de livres. Des grands, des petits, des carrés, des rectangles, des avec des fleurs, d'autres avec des ballons, d'autres avec des animaux. Des livres personnalisés, en fonction de leurs propriétaires.

Émilie ne le dit plus, ces parents lui disent d'arrêter de dire des idioties comme elle raconte tout ça. Mais pourtant elle le sait tout là haut, ces petits nuages, tantôt en forme de cœur, tantôt en forme de licorne, tantôt en forme de ballon ou tout autre forme improbables, ils nous connaissent par cœur et savent même ce qu'ils va nous arriver demain. Les nuages, les livres qu'ils gardent au chaud, contiennent nos vies, passées, futures.

Certains sont bien propres, sans ratures, sans fautes d’orthographe, d'autres sont remplis de dessins et non de texte, d'autres ont des pages arrachées, des ratures, des gribouillis, certains ont même quelques pages vides...

Émilie, elle passe ces journées à s'imaginer les petits livres de chaque personne qu'elle croise, la maîtresse, le voisin, la copine de classe, et parfois même ses parents... Émilie, elle y croit dur comme fer et peut importe ce que disent les gens elle continue de rêver.

Et vous, il ressemble à quoi votre livre dans les nuages ?!


J'ai écrit ce texte dans le cadre de l'atelier Les Jolies Plumes, dont je suis heureuse de faire partie. Chaque mois nous vous proposerons un article sur un sujet que nous décidons à l'avance. Si l'aventure vous tente, n'hésitez pas à nous contacter par mail: latelierdesjoliesplumes@gmail.com et à nous rejoindre sur Twitter @lesjoliesplumes.

mardi 28 octobre 2014

Demain me fait peur ...

Demain me fait peur, les autres jours me font peur ...

Je ne supporte plus rien quand je suis mal comme aujourd'hui, les enfants qui crient me gonflent, je prétexte un coup de fil pour qu'on me laisse tranquille. On me parle j'écourte, je monte dans ma chambre pour me retrouver seule. Alors que je le suis déjà toute la journée.

Je ne supporte plus les ça va? Parce que je réponds oui ça va, alors que bah non ça va pas. Je ne supporte plus de devoir toujours reparler de la maladie, des histoires avec mon patron de ceci de cela .... Je ne supporte plus.

Et par dessus tout, j'ai peur. Encore une fois. Horriblement peur. De quoi? De mourir, de ne pas retrouver une vie "normale" (si celle ci existe, disons une vie correcte à ma manière), j'ai peur d'avoir toujours peur.

Je vois les gens vivre leurs vies quand moi je la subis, je vois les gens heureux, sortant le weekend, allant faire du shopping avec leurs amis, leurs amoureux, je vois tout le monde vivre, je ne suis que spectatrice.

Par miracle, certains jours ça va bien, je n'ai mal nul part, je ne suis pas angoissée, et ces jours là sont tellement remplis d'espoirs que la rêveuse que je suis se dit que ça y est c'est bon, c'est sur la bonne voie, ça va aller. Alors je rêve de retourner à Paris, à Londres, de découvrir New York, San Francisco, de partir à la découverte du monde qui me manque tant ...

Et le lendemain, j'ouvre un œil et je constate que rien n'a changé, je me demande si l'angoisse qui m’envahit va me permettre d'affronter cette nouvelle journée, si les désordres physiques qui s'y ajoutent font me permettre d'affronter. Affronter, toujours et encore. Je suis lasse.

Sincèrement, si j'avais su que j'aurais cette vie ci il y a quelques année j'aurais encore plus profité. J'aurais voyagé, j'aurais vaincu mes peurs tant que j'en étais encore capable, je ne me serais dis pas je ferais ça plus tard. Non j'aurais tout fait tout de suite

Vivez, tant que vous en avez la possibilité, vivez. Dites stop à votre patron, à votre mec, ou à qui que ce soit tant qu'il est encore temps, avant qu'il ne soit trop tard. Ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd'hui, c'est bidon je sais, mais il suffit de si peu... Il suffit d'un jour de trop à ne pas prendre soin de soi, il suffit d'un vendredi soir à table en famille, d'un malaise, de 30 min affreuses à ne plus rien contrôler à ne plus savoir ce qu'il se passe, à ne pas contrôler son corps qui tremble, à penser qu'on est en train de mourir. 

Il suffit d'un simple tant attendu vendredi soir de trop pour que tout bascule ....



vendredi 24 octobre 2014

Mes mots sur mes maux ...

J'ai peur. J'étouffe. Je me reconnais plus. J'ai même plus envie d'expliquer aux gens le pourquoi du comment parce que ça va faire deux ans que je me plains. Deux putains d'années à être mal, à survivre, à rêver pour tenir le coup.

Mais là, je baisse les bras, comme cet été. J'ai eu deux mois compliqué, ensuite ça plus ou moins été et là c'est reparti pour un tour. S'endormir et se réveiller en sursaut, prendre une grande bouffée d'air sans y arriver, s’asseoir d'un coup parce qu'on sent qu'on étouffe. Tourner à gauche, à droite, ruminer.

Préparer son discours pour faire face à son patron. Se dire qu'il faudra finalement rien dire parce que sinon je vais m'énerver et ça ne sert à rien. Dire le strict minimum, rester impassible, ne pas laisser paraître mes émotions, ne pas pleurer, ne pas s'énerver, ne surtout pas lui dire que son comportement est honteux et qu'il fait bien d'aller se confesser tous les dimanches si c'est pour traiter les gens ainsi par la suite. Non, ne pas dire tout ça. Rester calme, souriante, l'appeler Monsieur et non *son prénom*, lui tenir tête, lui montrer que je n'ai pas peur. 
Voilà, il faudrait faire tout ça. 

Arrêter de penser que rien ne s'arrangera. Se dire que la santé ira mieux, un peu du moins, quand ce point sera réglé. Continuer de bouger, se remettre au sport comme ce que je fais, petit à petit. Continuer à aller de l'avant, c'était bien parti. Pourquoi il y a toujours des bâtons qui viennent se greffer à mes roues ?! Pour me faire passer un message, tout le monde me le dit. La brune, tout ça c'est pour te faire avancer, évoluer, pour couper le cordon, pour déployer des ailes. OK. Mais en fait vous me faites chier à dire ça d'accord. Oui, je sais que je dois couper le cordon, mais vous le feriez vous avec des soucis de santé comme ça ? Sans boulot ? Vous partiriez de chez vos parents, parce que les autres vous disent que la clé du souci est là ?! Oui, j'ai une relation fusionnelle avec ma mère, oui j'ai besoin d'air mais ça va j'suis loin d'être en prison chez moi. J'suis loin d'être malheureuse. On va quand même pas lui reprocher de trop me materner. Oui j'ai 25 ans, mais pour une maman son enfant sera toujours un bébé. Et oui j'ai envie de partir, de voler de mes propres ailes, mais pas à n'importe quel prix. Pas inconsciemment pas juste parce qu'on me dit que ...

Et lui alors dans tout ça ? Bah ma foi, ça va, ça vient. Il est toujours là, plus présent que jamais, il veut que je le rejoigne, pour prendre un nouveau départ. Quand je dis que j'ai peur, que j'suis pas aussi courageuse, que je me sens pas capable il me dit qu'il est prêt à revenir en France juste pour faire le trajet avec moi, pour être là pour moi, pour me rassurer. Et moi je l'aime, c'est le seul à qui j'ai envie de parler quand je suis comme je suis depuis quelques jours. Il me fait chialer tellement il est toujours là, j'ai l'impression que je pourrais toujours compter sur lui, toujours. Et puis, parfois, les pensées me reviennent, l'avant, quand il était là, les crises de jalousie, les pleurs, les nuits à pas dormir à se demander pourquoi il répond pas, si il ne lui pas arrivé quelque chose. Les autres qui me disent que l'amour ne fait pas tout que je ne dois pas oublier tout ça. Bref, je vis au jour le jour, comme on peut vivre à distance ce genre de relation. ♥

J'en ai gros sur la patate, j'avais envie d'écrire... Vous ne lirez peut être pas jusqu'au bout, mais moi ça me fait du bien de mettre des mots sur mes maux. J'ai des envies pleins la tête, des projets. Partir d'ici, tout recommencer ailleurs, vivre, VIVRE, sans avoir mal, sans être angoissée,sans me soucier de mon état, sans avoir peur. Vivre une putain de vie riche en découvertes, en nouvelles perspectives, en tout.

Voyager. Danser. Aimer. Rire. Travailler. S'évader.

mercredi 22 octobre 2014

L'intolérance

Il y a plus d'un an j'écrivais un article sur la tolérance (ici). J'y parlais de la tolérance, ou plutôt l'intolérance ici, entre blogueuses etc..

Aujourd'hui, j'ai envie de parler des gens, de la vie, du monde dans lequel nous vivons. Parce que oui, que ce soit le mariage homosexuel, les croyances, les religions, le racisme et tellement d'autres choses, les gens sont intolérants, et ça ne s'arrange guère.

Un homme aime un homme, une femme aime une femme, un homme aime une femme et inversement  ça change quoi ? Le résultat, le ressenti est le même: l'amour. Et ça, ça vaut bien plus que tous ces stéréotypes qu'on nous inflige. Cette femme est catholique, cet homme musulman, celui ci juif, leurs points communs: ils croient. Derrière ces différences se cache une telle intolérance.

Et pourtant, intolérance fondée sur des croyances personnelles. Donc on en revient au même, le chat se mord la queue, la boucle est bouclée. On aime tous peu importe le sexe de notre amoureux, on croit tous, même les non croyants qui ne croient en rien. On se ressemble tous. Chacun avec nos différences, et MERCI. Pourquoi ne pas laisser chacun vivre sa vie comme il l'entend, en suivant son cœur, son âme et ses convictions ?

La différence fait peur qu'ils disent. Mais nous sommes tous différents, même toi qui est contre le mariage gay tu es différent de ton voisin qui manifeste pourtant pour la même cause que toi. Si seulement chacun respectait ça, le monde serait quand même plus agréable, moins dur....

Dernier exemple en date: je suis croyante, pas forcément pratiquante mais je suis catholique. Mais je ne le crie pas à tous les coins de rue, je vais à l'église que pour les occasions particulières. Enfin voilà quoi. Et l'autre jour, une personne de ma famille me dit "c'est à toi le tatouage?" après avoir vu mon fond d'écran qui est le tatouage d'une croix donc je réponds que non mais que j'aimerais bien. Et là elle me dit "ah bon? Mais pourquoi? Ça veut dire quoi??" . Un peu perplexe je lui réponds "bah c'est une croix ça veut dire ce que ça veut dire non?" et là... elle me dit "ouai, enfin y'a quand même des trucs mieux que de se faire tatouer ça, le Jésus le Jésus voilà quoi "

J'étais choquée !!!! J'ai eu envie de lui dire "mais je te dis quelque chose sur tes tatouages papillons, roses etc moi?!". Non parce que clairement je les trouve pas top ses tatouages mais c'est son choix, et ce n'est que mon avis et à partir du moment où on ne me le demande pas je ne vais pas gratuitement lui dire qu'ils ne sont pas à mon goût.

Alors voilà, l'intolérance est vraiment à tous les coins de rue. Bon sang, c'est déjà assez compliqué d'être bien avec soi même si en plus les autres si mettent et jugent nos croyances, notre sexualité, notre couleur de peau. Comment font les gens touchés par ces critiques pour avancer si à la base ils ont du mal à avancer eux mêmes. On a tous nos faiblesses, ses petites choses qui nous empêchent d'être épanouis, et en plus les gens en rajoutent une couche.

C'est dégueulasse. Et le pire dans tout ça, c'est que les gens qui font sont eux même mal dans leur peau sinon pourquoi chercher à embêter les autres si ce n'est que pour se sentir exister...

Triste réalité.

dimanche 19 octobre 2014

Le bonheur n'existe pas.

Le bonheur n'est qu'un leurre, qu'une plaisanterie, qu'un sujet inventé par des chercheurs en quête de renouveau, par des utopistes en recherche perpétuelle de sens à leurs vies. Qu'une illusion, qu'une recherche de toutes parts et de toutes heures. Un idéal, un but, une fin en soi pour les vivants.

Le bonheur n'est pas un état d'esprit, ni même un courant de pensée. Le bonheur n'est pas perceptible, on ne peut le toucher du bout des doigts, ni l'apercevoir au loin, au coin d'une rue. Le bonheur n'est ni une finalité , ni même un objectif. 

Le bonheur n'existe pas, le bonheur n'est ni palpable, ni mesurable. Le bonheur n'est pas éternel. L'humain est en perpétuel quête de plus, d'abondance, de bonheur, de bien être, au détriment de l'instant présent. Là, ici, tout de suite, maintenant. 

Le bonheur ne s'écrit pas, le bonheur ne se ressent pas, le bonheur se vit



mercredi 15 octobre 2014

Ah la famille ...

Parfois, je me dis que si j'avais eu à choisir ma famille je n'aurais peut être pas choisi celle là
C'est triste de dire ça n'est ce pas... Bon quand je dis famille je ne pas parle de ma famille proche (ma maman et mon frère), je parle des cousines par exemple.

Vous savez, c'est le genre de personnes qui ne bosse pas, avec tout le temps pour elles et qui pour autant ne vont pas aller rendre visite à leur grand mère par exemple. JUSTE PAR EXEMPLE. Alors que moi, ma mamie, je l'aime de tout mon cœur, (elles aussi elle l'aime je n'en doute pas), j'allais la voir minimum une fois par semaine avant d'être malade et je continue d'y aller, moins certes, mais j'y vais quand même. Elles n'habitent pas plus loin que moi de la maison de retraite pourtant elles n'y vont pas.

C'est leur choix après tout, je ne suis pas là pour les juger, elles font bien ce qu'elles veulent. Mais il y a des choses que je ne supporte pas, que je m’empêche de dire pour ne pas faire d'histoire mais ça bouillonne à l'intérieur de moi.

Vous voyez, la semaine dernière c'était boom à la maison de retraite (ahah), en gros tous les papys et mamies nés ce mois fêtaient leurs anniversaires (musique, gâteaux et tout le tralala oui oui !!!!) et la famille pouvait y aller. Alors bien sûr j'y suis allée. 93 ans, c'est pas tous les jours, c'est peut être même le dernier que l'on peut fêter avec elle alors bien évidemment j'y suis allée. Elles, (mes cousines), non. Et c'est tout naturellement que le soir j'ai voulu partager un petit bout de ce moment sur Facebook, parce qu'elle est belle ma mamie. J'ai posté une vidéo, on voit donc mamie, et moi qui chante et fait la fofolle ! Et puis 3 minutes plus tard que vois-je? Ma cousine qui avait partagé ça sur son mur. Bah bien sûr chérie, fais toi plaisir montre moi à tes amis je te dirais rien, montre bien que tu l'aimes ta mamie, (parce que oui elle avait publié le tout avec un petit mot tout doux et des coeurs quoi), montre tout ça. 

J'étais sur le cul ! C'est culotté tout de même, alors gentiment je lui envoie un message "tu peux ne pas partager la vidéo s'il te plait, je n'ai pas envie que tes 509 amis voient ma tête et celle de mamie", et bah non pas de réponse et rien n'a été enlevé. J'ai donc finit par supprimer la vidéo pour que ça disparaisse de son mur. Triste réalité.

Par contre, hier, je ne sais pas si tout d'un coup elle a eu un remords mais elle a été voir mamie et bien sûr elle a posté des tonnes de photos, je vous jure j'ai failli les commenter en disant "tu as raison pour le peu que tu y vas tu peux en prendre des photos". C'est incroyable ça. Enfin voilà moi je ne comprend pas et ne comprendrais jamais, et clairement je n'ai même pas envie de comprendre.

J'ai juste envie de lui dire à elle et aux autres qui n'y vont pas: vous n'êtes là que pour les bons moments vous, vous y aller une fois tous les 6 mois, vous faites votre BA, pour certains même vous trouver le moyen de l'exposer à la terre entière (oui plus de 500 amis pour moi c'est la terre entière) parce que à la rigueur ne pas y aller est une chose mais y aller deux fois par an et en faire tout un foin comme si vous y aller tous les jours non ça je ne peux pas. 

Vous ne savez pas vous, vous savez pas ce que ça fait d'avoir vécu plus de 15 ans avec mamie et d'arriver un jour et de l'entendre dire à maman "elle est où la petite?" (la petite: moi) alors que j'étais juste à côté, vous savez pas vous le mal que ça fait de ravaler ses larmes, de sourire et de dire "bah je suis là mamie, c'est moi", vous savez pas comme ça peut blesser de l'entendre dire "elle vient jamais me voir c'est honteux" alors que si je viens, mais elle s'en rappelle pas. Non, vous ne savez pas tout ça...

Moi ce que je sais c'est que quand mamie ne sera plus là vous serez les premières à étaler votre peine, et que ce jour là encore une fois je me tairais parce que ça ne sera pas le moment et parce que après tout chacun fait bien ce qu'il veut. Mais moi, je ne cautionne pas...

dimanche 12 octobre 2014

Bien loin de son but premier

Une énième prise de bec pour pas grand chose encore une fois. Une photo postée, un commentaire mal interprété. Voilà à quoi nous sommes réduits. Des interprétations, des constatations faites hâtivement, des décisions prises sous la colère. Nous, c'est nous tous, vous, moi, lui, elle, eux. Nous tous. 

Les yeux rivés sur nos écrans, on croit tout connaître, tout savoir, tout pouvoir deviner à travers photos, statuts, tweets et j'en passe. Mais pourquoi en sommes nous arrivés à ce point ?! Pourquoi ne pas prendre sa voiture et aller se confronter en face à face ou à défaut prendre son téléphone pour parler de vive voix.

Les réseaux sociaux, les téléphones portables, je suis la première à les utiliser un peu trop. Ils sont utiles bien sûr, c'est indéniable, mais jusqu'où ?! A cause d'eux, nous développons une imagination hors du commun, que nous même ne pensions à priori pas avoir. Ils nous éloignent à mon goût un peu trop de certaines personnes.. Combien d'entre vous n'ont jamais mal interprété un sms, envoyé un mail à la mauvaise personne, j'en passe et des meilleurs ... 

Une interprétation faussée est tellement vite arrivée. La technologie censée nous rapprocher au final nous éloigne. Des gens, de la vérité, de la vie. 

Elle laisse un vide, beaucoup trop grand et vertigineux entre ce qu'on laisse paraître, ce qu'on montre, ce qu'on veut montrer, ce que les autres veulent y voir et la réalité. Elle laisse place aux suspicions, aux interrogations, aux questionnements, aux flashdance dans la tête.

Bien loin de son but premier non ?!


mardi 7 octobre 2014

Pourquoi je suis une fan des années 80

Parce que quand j'étais petite le samedi soir c'était la fureur à la télé !
Mais siiiii tu sais, le karaoké animé par Arthur avec des "célébrités" (si tu connais pas ça, tu n'as pas raté ta vie mais presque)

Parce que ma maman quand elle faisait le ménage c'est musique à fond et à l'époque c'était MFM qu'elle écoutait

Parce que les paroles sont simples, efficaces et faciles à chanter ;)
"Est ce que tu viens pour les vacances", "Voyage Voyage", "Je te survivrais"

Parce que ça met une fuckiiiing ambiance dans les soirées quoi !!!!!
On fait tourner les serviettes et c'est ti-paaaar les gars

Parce les textes sont très profonds
Et tu chantes chantes chantes ce refrain qui te plait, et tu tapes tapes tapes c'est ta façon d'aimer

Parce que c'est FESTIF 
Faut dire que maintenant pour du festif français on a plus grand monde...

Parce qu'on a beau dire, si on les écoute encore maintenant c'est bien parce que ça peut réunir tout le monde, de 7 à 77 ans. 


dimanche 28 septembre 2014

Absence subie

Petit article pour déjà m'excuser de cette absence .... Comme vous l'avez peut être suivie mon ex a découvert mon blog et il est vrai que depuis, je me censure un peu. Je ne veux pas recommencer ailleurs car maviedebrune c'est mon petit bébé et j'ai pas du tout envie de l'abandonner...

Mais écrire me manque, écrire me fait du bien et je n'ai pas envie de laisser ça de côté, alors je vais reprendre le rythme et si il tombe dessus bah ... ! 

Bref, j'ai pas mal de petites choses à vous dire, et vous qui m'avez suivi, soutenu, chaque jour, par vos petits commentaires, vos petits mails, vos petits tweets, j'ai envie de vous dire un peu ce qui se passe dans ma vie en ce moment...

Il est parti depuis un mois, déjà, contre toute attente ça passe vite. Des hauts et des bas depuis ce mois, mais disons que je me rends moins malade par rapport à ça. J'ai appris que se torturer la tête, se mettre en quatre pour comprendre tout, toujours, me rendait plus malade qu'autre chose et ne faisait rien avancer. Il me manque, toujours, c'est un fait. Je n'ai aucune envie de le remplacer, il est dans mon cœur.
Cependant, à l'heure actuelle nous avons décidé de se "laisser". Enfin, pour situer les choses, j'étais en soirée, anniversaire de ma meilleure amie, j'étais au top, pas fatiguée ni rien et pendant cette soirée je ne lui ai pas écrit. Juste un "ça va". Il n'a pas apprécié, il attendait plutôt un "tu me manques" ou "j'aurais aimé que tu sois là" ce que je peux concevoir. Mais il est vrai que j'étais tellement bien dans ma soirée, que je n'ai pas calculé mon tel, j'ai vraiment profité.
Et suite à ça, grosse crise, publication d'une photo (neutre) avec une légende disant "on se rend compte que nous sommes présent pour les gens juste quand ils vont mal, pour le reste il te zappe et profite de la vie". Donc là, je vous laisse imaginer la colère qui m'a envahie. C'était le truc de trop. Pour moi, pour lui. Depuis on a décidé de se laisser et de revenir que si on se manque trop. Bon clairement il me manque, mais je sais que la situation va rester ainsi quelque temps. Il me fait des adieux quand moi je me dis que de toute manière on se retrouvera plus tard. Tout ça est un peu trop "tout" pour moi. Je n'adhère pas à des décisions si catégoriques, mais c'est ainsi. C'est sa façon à lui de tourner la page.
Je l'aime toujours, et je sais que lui aussi, qu'on soit en contact ou non c'est le plus important n'est ce pas ?!

Niveau boulot, la procédure d'inaptitude est lancée. Mon patron a laissé croire à la médecine du travail qu'il était plus ouvert à une rupture conventionnelle, on m'a donc fortement conseillé de l’appeler pour à nouveau en discuter et une nouvelle fois j'avais face à moi un mur. Pas du tout ouvert à la discussion il disait juste "je me laisse porter, à toi de prendre des responsabilités" (soit démissionner j'imagine).
Enfin voilà, je me rends compte chaque jour un peu plus que les gens n'ont aucune pitié, que le monde du travail est un monde de requins (le mien en tout cas lol), et ça me dégoutte à un point même pas imaginable.
Le médecin du travail a décidé que mon état ne me permettait pas de retourner bosser dans cette boite. La suite très bientôt, d'ici 2 mois max, si tout se passe bien (et qu'il ne me met pas de bâtons dans les roues) je serais certes au chômage, mais avec un boulet de moins à ma cheville.
L'avenir à ce niveau me fait un peu peur car pour le moment je ne suis pas capable de travailler à temps plein, c'est une certitude, mais j'espère que d'ici 2015 ça ira mieux et que je pourrais chercher activement du boulot.

Niveau santé. Des hauts, des bas. Mais dans l'ensemble, je dois bien dire que je me sens mieux. Alors bien sûr, je ne vais pas aller courir un marathon, je suis toujours fatiguée, les angoisses sont toujours présentes, j'ai encore des vertiges. Mais je sens que je suis plus sereine, face à tout ça, plus détachée. Croisons les doigts pour que ça dure et que ça continue dans le bon sens :)

Alors voilà, globalement vous pouvez voir que je n'ai pas chômé pendant ce petit mois d'absence. J'ai avancé. Pas à pas de géant, à mon rythme. Mais en accord avec mes envies, mes aspirations, mes principes. Je sens qu'un déclic est en train de se passer, que les choses se débloquent. J'apprends à devenir celle qui me correspond, celle qui au fond de moi attend qu'on la réveille. Je suis plus en accord avec moi même, plus sereine. Et rien que pour ça je suis fière de moi, ce n'est pas tous les jours alors autant le souligner ;) 

Je vous dis à très vite, je reprends du service !!!

Mille bisous

dimanche 7 septembre 2014

En fait, il me manque

C'est un fait. Il me manque, mais pas par vagues, pas parfois. Tout le temps. 

Il me manque tous les jours, il me manque quand je suis heureuse parce qu'il n'est pas là pour partager ça avec moi, il ma manque quand je suis triste parce qu'il n'est pas là pour me prendre dans ses bras. Il me manque. Il me manque quand je vais à la plage et qu'il n'est pas là, il me manque quand je passe à 3 min de son ancien appart et que je me souviens. Ses regards complices me manquent, ses rires, son sourire, ses yeux, ses mains, ses câlins. Tout.

A peine quelques lignes je pleure déjà, et à chaque fois que je lui parle c'est la même chose, dès qu'il me dis à quel point il tient à moi et qu'il veut qu'on se laisse une chance je pleure....

Il me manque quand on sonne à ma porte, que je reçois un bouquet de roses énorme avec un petit mot de sa part, que je lui envoie un message pour lui dire à quel point ça me touche et me fait plaisir et qu'il y répond des heures après à cause du décalage.

Il manque à ma vie. Lui, il dit qu'il est là qu'il ne manque pas à ma vie, que la distance physique n'a d'importance que celle qu'on lui donne. Et je suis d'accord. Si je l'écoute, on se laisse une autre chance. Et j'ai envie de l'écouter, j'ai envie de lui dire qu'il est parti mais que rien n'a changé. Mais je ne peux pas. Je me mets des barrières, parce que comment recoller les morceaux à des kilomètres, comment savoir si sa jalousie ne nous bouffera pas encore, comment savoir comment on va gérer la distance. Comment ? En le vivant me direz vous. Mais là, clairement. J'ai beau en avoir plus qu'envie je me dis que physiquement, moralement, j'suis pas prête à revivre une rupture. Certains diront que c'est égoïste. Mais non, puisque j'en souffre aussi. C'est juste que je préfère souffrir encore un peu toute seule plutôt que de prendre le risque de me recasser la gueule. C'est peut être idiot, ou pas franchement rationnel mais la vie l'est-elle vraiment?!

J'ai compris une chose ces derniers temps. Il faut apprendre à accepter la distance, le silence, il faut s'aimer soi même, avant d'aimer qui que ce soit d'autre. Je l'aime, c'est juste que mon cœur a besoin de repos...

Et puis secrètement, je me dis que quand il reviendra, il me rappellera...


lundi 1 septembre 2014

LES JOLIES PLUMES #3

Son iphone retendit, un petit chant d'oiseau la sort tout doucement de son lourd sommeil.... Elle ouvre un œil pour l'attraper à l'autre bout de son grand lit vide.

La lumière de l'écran l'éblouit, elle éteint son réveil pour refermer ses yeux quelques minutes, d'un mouvement de main elle appuie sur ce petit bouton rond qui lui ouvre ses volets, juste un peu, juste pour éclairer un minimum sa chambre et se réveiller en douceur. Elle arrive quand même à déceler un beau ciel bleu. Cette journée s'annonce belle, comme prévu à la météo la veille.

Elle ouvre petit à petit les yeux, étire du mieux qu'elle peut ses muscles encore engourdis de sa nuit de 8 heures. C'est le minimum syndical pour qu'elle se sente bien. Le minimum pour ne pas avoir à camoufler ses cernes à la truelle. Et comme tous les matins, la même routine. Un grand verre d'eau, elle attrape ensuite à nouveau son téléphone. Désactive le mode avion qu'elle active chaque soir avant de dormir. Comme chaque matin, quelques secondes après avoir "redonné vie" à son téléphone des petits bips de partout retentissent.

Réseaux sociaux, mails, sms, tout se réveille aussi. Elle parcourt les réseaux sociaux, réponds aux sms reçu dans la nuit. Elle passe un coup de fil à son mari, en déplacement depuis deux jours, il rentre ce soir mais elle ne résiste pas à l'appeler pour lui souhaiter une belle journée. Comme d'habitude lorsqu'ils sont loin. 

Soudain, on sonne à la porte. Elle se lève d'un bon, enfile ce qui lui tombe sous la main, soit un jogging sale et troué, qu'elle emprunte à son mari justement quand il n'est pas là ... Elle ouvre alors la porte, les cheveux en batailles, les yeux piquants éblouis par ce beau soleil. Un livreur est face à elle, une boite rose à la main, une signature, elle referme la porte et s'empresse d'ouvrir cette boite.

C'est avec grande surprise qu'elle y trouve un cadre renfermant une photo. Son mari et elle même, lors de leur première soirée, leur première rencontre. Et là, la panique. Les mains moites, le cœur battant la chamade, elle remonte quatre à quatre les marches la menant à sa chambre. Se jette sur son lit et son portable pour y regarder la date. 1er Septembre, pour la première fois depuis 3 ans elle avait oublié leur anniversaire de mariage... Lui non, même à des kilomètres d'ici. Elle se dépêche alors de décrocher son téléphone pour vite le rappeler...

J'ai écrit ce texte dans le cadre de l'atelier Les Jolies Plumes, dont je suis heureuse de faire partie. Chaque mois nous vous proposerons un article sur un sujet que nous décidons à l'avance. Si l'aventure vous tente, n'hésitez pas à nous contacter par mail: latelierdesjoliesplumes@gmail.com et à nous rejoindre sur Twitter @lesjoliesplumes.

jeudi 28 août 2014

Un quart de siècle: des rêves envolés, d'autres à construire

Ce vendredi je vais avoir 25 ans. 

25 ans, mais c'est encore tout jeune ça qu'ils disent ! (surtout qu'on m'en donne parfois 5 - 6 de moins). Oui 25 ans c'est tout jeune. Mais en 25 ans, j'ai vécu. 

J'ai vécu le divorce difficile de mes parents, j'ai connu les coups de fils en pleine nuit qui réveillent toute la maison et qui raccroche quand on décroche, merci papa. J'ai connu les gendarmes, quand après le téléphone c'était les coups de klaxon devant la maison, les coups de sonnettes. J'ai grandi sans papa, il ne m'a jamais manqué, comment un homme qui fait des choses ainsi alors qu'on a à peine 5 ans peut nous donner l'impression d'être quelqu'un de bien.
J'ai pleuré, chaque jour pendant de nombreuses années tous les matins avant d'aller à l'école. J'ai été timide, j'avais peur de tout, tout le temps. (ça n'a pas beaucoup changé me direz vous).

J'ai grandi, j'ai appris, j'ai mûri, très vite.

J'ai étudié, beaucoup, je me suis donné les moyens d'arriver là où je suis à l'heure actuelle. Ce n'est finalement pas la voix qui me convient, je pense, mais je ne regrette rien, jamais. 

J'ai rencontré des amis, on s'est engueulés, rabibochés, rayés de la carte, rappelés des années après, découvert amis après s'être longtemps jamais calculés.

J'ai rencontré des hommes, j'ai aimé, j'ai été trompé, j'ai joué. J'ai vécu des séparations douloureuses qui resteront gravées. J'ai séduit, j'ai été séduite. J'ai aimé séduire, plaire.

Je suis sortie, énormément. Les boites de nuits m'ont vues dans tous mes états (émotivement je parle, je ne bois pas d'alcool : ET OUI on peut aimer sortir, juste pour le plaisir d'être entre amis, de danser, de rencontrer du monde, de chanter à tue tête sans se défoncer la tronche). Je suis rentrée à l'aube, des souvenirs de soirées pleins la tête, à passer les dimanches au lit à débriefer des soirées, à poster des photos sur FB, à prendre des nouvelles des copains déposer au petit matin dans un sal état, à commenter leur statut disant à quel point ils sont mal de la veille ou à leur envoyer des photos prises en douce et pas très présentables !

J'ai pleuré souvent, j'ai rigolé énormément. J'ai été entière, depuis toujours, jamais de demi mesure, toujours tout ou rien. Quand je parle, depuis 25 ans, c'est avec le cœur, quand je donne c'est avec les tripes, quand je ressens c'est avec chaque pore de ma peau. Je prends tout en pleine face.
Une écorchée vive, et pourtant. 

Depuis mes 23 ans, la vie ne m'a pas épargné. J'ai appris à être forte. Je me suis découverte plus armée que ce que je pensais, plus battante. Je n'ai pas baissé les bras. C'est la vie comme on dit. Il faut des étapes pour avancer, je suis en plein dedans.

Mes rêves de petite fille ce vendredi vont s'envoler. Oui j'aurais 25 ans, mais non je ne serais ni en bonne santé, ni épanouie dans un métier, ni mariée avec enfants et chien chat dans une belle maison. Envolé les rêves de petite fille, bonjour la réalité. 

Alors, oui, ce quart de siècle aura un goût amer, je ne vais pas mentir. Moi qui rêvait d'une grosse fiesta réunissant famille et amis, ce sera une simple soirée avec mes amis les plus proches. 
Ceux qui ne m'ont jamais lâchés. C'est avec eux que j'ai choisi de fêter mes 25 ans.

25 ans, et pourtant, j'ai l'impression d'être encore un bébé. Espérons que ce nouvel anniversaire marque le commencement d'un nouveau chapitre, d'une nouvelle vie. Je demande pas une vie simple, ni sans embûche, ça n'existe pas et ceux qui pensent que si se foutent le doigt dans l’œil. Je veux juste mener la vie d'une fille (devrais je dire une femme?) de 25 ans, avec ses joies et ses peines, mais pas dans mon lit, pas chez moi, je ne peux plus ...

Avec les derniers événements mon corps me lâche, mon mental aussi. Et ce vendredi, promis, je vais essayer d'être bien, de ne pas pleurer, et en soufflant mes bougies, mon vœux sera simple. Je ne vous le dit pas, je suis superstitieuse mais vous l'aurez compris ...

 

lundi 25 août 2014

J'étouffe à l'intérieur

J'étouffe à l'intérieur de moi.
C'est un peu ça en ce moment ... Il est parti, ma santé ne va guère mieux, le boulot stagne puisque je suis toujours en arrêt.
En gros, je passe mes journées à pleurnichouiller, voire même à clairement pigner, à avoir ses foutues sensations d'instabilités, à voir mes copines quand elles sont dispos, à regarder des vidéos youtube, à lire vos blogs, à sortir quand ma tête - mon corps - mon cerveau ont décidé de me laisser un peu de répit, et à regarder toutes les conneries de télé réalité qui passent.
Joli tableau n'est ce pas ?! 

Bon, j'écris cet article un jour où ça ne va pas alors forcément, encore une fois ça va pas être très joyeux ! Mais bon ... En fait, j'ai l'impression de me perdre, je l'ai souvent dit ici il est vrai, mais ces derniers jours encore plus. Je ne me reconnais plus, je cherche ma place, je me cherche. J'ai l'impression d'être en pleine crise d'ado alors que je vais avoir 25 ans (ce vendredi précisément, jdis ça, jdis rien).

Je ne contrôle plus ma vie: mon corps la contrôle. J'ai déjà réussi à prendre le dessus sur mon corps, j'y arriverais encore une fois, mais chaque chute, aussi petite soit elle me ramène quand même à cette année et demie écoulée et à cette vie que je subis plus que je ne vis. 

Je ne me contrôle plus: j'ai toujours été soupe au lait, je m'énerve vite, mais redescend aussi vite, et ça ne m'a jamais empêché de vivre "normalement" ou autres, mais là... Franchement je me reconnais pas, une contrariété peut me faire sortir de mes gonds comme pas deux. Tenez, toute à l'heure, j'ai été fortement contrarié car j'ai fais une mauvaise manip, perdue des données etc et j'ai piqué une de ses colères. Du genre j'ai 5 ans et je balance tout ce qui me tombe sous la main ... C'est grave !! Et, franchement, ça me fait peur. Je sais bien que d'un sens c'est normal. J'étouffe là, entre 4 murs à ne pas pouvoir faire ce que je veux, à ne pas savoir de quoi demain sera fait, alors le moindre truc j'explose. Mais quand même, c'est grave !!! Heureusement, je m'en rends compte, mais ça fait peur.

Je ne me sens plus à ma place: je m'explique, il y a quelques jours j'étais à l'anniversaire d'une amie. Et, moi qui suis très sociable, plutôt avenante etc, là je ne me sentais pas bien du tout, pas à ma place. Déjà, avec cet acné qui me bouffe depuis un an je n'ai plus du tout confiance en moi, et je me rends compte que ça joue beaucoup. Cette soirée, j'y suis restée deux heures. Je ne tenais plus, je connaissais quelques personnes, mais, quand tu ne bois pas, fume pas et qu'en plus tu es assise sinon les vertiges viennent te dire coucou tu n'as qu'une envie: vite rentrer chez toi ... 

J'étouffe à l'intérieur de moi, j'ai espoir que bientôt, la santé aille mieux, et le reste ne pourra que suivre. Enfin, la santé, ou autre chose, je sais que là ma vie c'est les dominos, il suffit qu'une chose qui se débloque et le reste suivra. J'y crois, je l'espère.

Désolé pour cet article brouillon.
Des gros bisous ♥