jeudi 21 novembre 2013

11 mois.


11 mois. Nous y sommes. Aujourd'hui, jour pour jour, ça fait 11 mois que "ma vie a basculé". 11 mois de douleurs, d'incertitudes, d'incompréhensions, d'attentes, de peurs, d'angoisses. 11 mois que je vis au rythme de mon corps. 11 mois sans travailler.
Alors oui, 11 mois dans une vie c'est rien me direz vous. Mais à 23 ans, (maintenant 24), des projets et des envies plein la tête voir sa vie se stopper c'est pas évident... Néanmoins, qu'on se le dise. Ces 11 mois, mon corps en avait besoin. Si il a tiré la sonnette d'alarme ce n'est pas pour rien. 11 mois où, passé l'attente du diagnostic, l'acceptation de la maladie qui sera longue, j'ai pu faire le bilan de ma courte vie. J'ai pu tirer profit de tout ça pour changer, me prendre en main. Réfléchir à ma vie, celle d'avant. 

Parce qu'il y a l'avant, le pendant et bientôt l'après. Qu'il arrive je suis prête à l'affronter. Je suis un peu plus armée qu'avant. Et j'ai hâte de commencer ma nouvelle vie. Tourner une page, changer de chapitre. Repartir à zéro. Cette maladie aura eu moins eu le bénéfice de me faire avancer. De m'ouvrir les yeux sur les personnes importantes de ma vie, les vraies, sur mes envies, mes besoins, mes projets.
De plus, si mon blog fonctionne c'est aussi "grâce" à ça ... ça été mon exutoire ces derniers mois et j'ai pu y faire de belles rencontres . Vous m'avez aidé, chacun à votre manière à traverser cette épreuve et je ne peux que vous envoyer 1000 mercis.

Avec le recul, je ne me rends pas bien compte, j'ai toujours minimisé ce qui m'arrivait en fait. Et je crois que c'est ce qui m'a aidée. Hier un médecin m'a dit " c'est quand même pas rien ce que vous avez eu, c'est ce qu'on appelle de gros soucis de santé. Vous étiez mal en point quand même". Alors oui, c'est sur, je me souviens de ces premiers mois horribles, mais je crois que mon cerveau a une tendance à la suppression des souvenirs qui blessent, qui font mal. Quand on me dit ça, pourtant, mon coeur se serre, mon estomac se noue mais je réponds toujours "oui mais ça va mieux, c'est le principal. Arrêtons de parler du passé, pensons à l'avenir et à ma guérison qui est en cours. A ma convalescence".

Parlons en de cette convalescence. Je comprends mieux certaines choses de la vie maintenant... J'ai remarqué que, autant ces 11 mois ont été pénibles, autant cela ne m'a pas empêché de me construire un équilibre avec. Même en étant mal, on s'accommode de tout, on apprend à vivre avec. Les débuts sont difficiles surtout quand on a du mal à accepter ce qui nous arrive, mais après on s'habitue. Comme quoi, on s'habitue à tout, même au pire. Souvent les gens m'ont dit " tu dois trouver le temps long " j'ai jamais osé leur dire que non finalement, le temps n'est pas si long que ça, j'ai mes habitudes, je suis rodée, j'ai appris à m'organiser en fonction .... Je ne l'ai jamais dit car je me suis toujours dit que si je disais ça les gens allaient penser que la situation m'allait que finalement la maladie ne m'allait pas si mal. Oui, les gens pensent ce genre de choses j'en suis certaine. Non la maladie ne me va pas, ne m'allait pas, mais fallait bien vivre quand même et pour vivre, il faut avoir un certain équilibre. Que j'ai su trouver.

Mais ces dernières semaines, cet équilibre que j'avais trouvé est bouleversé: je vais mieux. Je ré apprends à vivre, comme une enfant qui apprend à marcher. Je tombe encore parfois, mais je me relève. Et dans un mois .... La date anniversaire. Celle que je redoute depuis le début. Celle qui me fait peur. Qu'elle arrive cette date anniversaire, qu'elle soit passée, qu'on en finisse. Que Noël, que le Nouvel An arrivent vite, pour être débarrassée, parce que rien que d'y penser j'ai la nausée. Obligatoirement ce genre de date anniversaire nous fait revivre l'évènement. Et j'ai peur. Je vais tellement avoir besoin de mes amis, de ma famille, de vous pour ce mois à venir. Encore faut il que je sois capable de le dire. " J'ai besoin de vous. Soyez là s'il vous plait. J'ai peur". 

Je finirais cet article en vous disant que l'autre jour une amie commentait une photo que je venais de poster et me disait " tu es moins pétillante qu'avant ". Je lui ai répondu que non je l'étais toujours voir plus. Mais incontestablement je pense que mon regard à changer, ma façon d'être, mes attitudes et tout ce qui va avec ont changé. J'ai grandi. La petite fille est devenue une jeune femme, forgée par les expériences de la vie. Mais ce n'est que du bon, toujours.
Et comme je le dis souvent: rien n'arrive jamais par hasard, tout est possible dans la vie. Croyez en vous, battez vous, même si c'est dur, on arrive toujours à s'en sortir. Peu importe les moyens, peu importe le temps qu'il faudra. 

 2014 sera mon année, j'en suis persuadée. Et même si ce blog a grandi avec moi ces derniers mois, je le ferais encore grandir. Juste pour convaincre les réfractaires que ce n'est pas la vie qui nous mène, mais bien nous. Baisons la vie avec autant d'entrain que le reste.



mardi 19 novembre 2013

Ces Messieurs

Comme vous le savez, ou pas d'ailleurs, j'aime la mode, la beauté et tout ce qui s'y rattache. Et j'ai aussi un petit faible pour  le rétro, le vintage, les pièces originales qu'on ne voit pas sur tout le monde.
Niveau mode j'aime autant faire les magasins côté femmes que côté hommes. Frère, ami, cousin, ils savent que je suis toujours partante pour une virée shopping. 

Et, il y a quelque temps, alors que j'errais sur Twitter (comme une âme en peine) je suis tombée sur le profil de Ces Messieurs. Intriguée par le nom j'ai été y faire un tour et suis tombée sur leur site web. Boutique en ligne, Ces Messieurs propose des accessoires décalés, spécialement dédiés à la gent masculine. 

J'en suis tombée amoureuse. Nœuds Pap, Cravates, Étoles, les accessoires de Ces Messieurs sont en tricot, fait main, et en édition limitée. Et ça, c'est le top. Votre mec, votre frère, votre pote fera sensation et ne se retrouvera pas avec le même accessoire qu'un autre à chaque soirée. Parce que ça, avouons le, c'est excessivement agaçant, autant pour une nana que pour un mec.

Pour rester dans l'univers rétro que j'affectionne particulièrement j'ai eu envie de vous présenter mon coup de cœur du site: ACHILLE. Doux, délicat, raffiné, mignon à souhait, original, rare, parfait en toutes occasions. Tout le monde a besoin d'un Achille près de soi. Bon ok je m'enflamme c'est juste un nœud pap, mais quand même, regardez le: de toute beauté.


Les fêtes approchent et je ne peux que vous inviter à aller faire un petit tour sur le site, vous y rencontrez Basile, Gaspard, Léon, Nicky et toute sa clique ! Et peut être craquerez vous pour gâter un de vos hommes (ou vous même). Si c'est le cas, envoyez moi vos photos hein !!

Sur ce, je m'en vais à la quête d'un Achille grandeur nature. Sur adopteunmec.com.
Bisous bisous.

jeudi 14 novembre 2013

Alors Heureuse ?

Récemment, sur les réseaux sociaux je vous demandais ce qu'était un bon coup pour vous ? Un bon coup en tant que fille.
Oui, je pense que nous sommes toutes pareilles et que nous avons eu en tête cette question au moins une fois? J'ai été bonne là ou quoi ?! Et je dois avouer que vos réponses ont été assez différentes... Comme quoi, nous n'avons pas la même définition ni même les mêmes priorités. Ceci dit, encore heureux, sinon nos vies seraient bien tristes si nous étions toutes les mêmes.
Pour certaines être un bon coup c'est faire un minimum de bruit, donner à son partenaire ce qu'il attend voir plus, ne pas penser à ce qu'on va manger ce midi, ne pas rester inactive, prendre les choses en main, voire même en rajouter parfois.
Pour d'autres, il n'y a pas de bon ou de mauvais coup, chacune de nous est le bon coup et le mauvais coup de quelqu'un. Tout est une question d'entente et de compatibilité.Il faut être soi même et s'assumer.

Voilà en gros vos réponses, assez différentes comme vous pouvez le constater. C'est là qu'on se rend compte que finalement il n'existe pas de règle en matière de sexe. Puisque chaque personne est différente, chaque acte le sera aussi. 

Et moi alors vous allez me dire, j'en pense quoi de tout ça ? Bah moi, je pense que je vis dans le monde des bisounours car aucune d'entre vous n'a répondu : être un bon coup c'est faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime et qui nous aime tout autant. Cul cul la praline bonjour, mais pour moi c'est ça être un bon coup. C'est se respecter, ne jamais se forcer, être naturelle et avoir un minimum de sentiments pour la personne avec qui l'on est.
Alors bien sûr hein, heureusement qu'on peut aussi prendre du plaisir avec des hommes dont nous ne sommes pas amoureuses, sinon on serait dans la merde vu que de nos jours l'amour ne frappe pas à notre porte tous les 4 matins.
Mais égoïstement j'aurais aussi tendance à dire qu'être un bon coup c'est avant tout prendre son pied. Et le montrer à son partenaire (à sa façon hein pas besoin de le hurler si vous êtes de nature discrète etc). Le bonheur, de manière générale, est contagieux. Et je pense que ceci s'applique dans tous les domaines, dont le sexe. Si nous sommes heureuse il le sera aussi et inversement.

Et sinon, parlons peu, parlons bien, un bon coup homme, cette fois, c'est quoi ?
Le mec hyper bien gaulé ? La brute? Le délicat? Le passionné? Le vite fait bien fait?
Celui qui fait durer le plaisir?

dimanche 10 novembre 2013

Trop entière

Voir bleu quand les autres voient vert
Se faire un sang d'encre pour des choses bénignes même pas décelables par les autres
Se rendre malade pour une critique, un mot, une remarque qui nous a blessé
Canaliser difficilement ses émotions positives ou négatives
Vouloir toujours bien faire, ne jamais décevoir personne
Etre plus vulnérable, plus réceptive à l'anxiété, l'appréhension, la peur ou l'inquiétude
Avoir peur de tout
Porter la souffrance des autres
Vivre à fleur de peau
S'épuiser soi même, épuiser les autres

Aimer et vivre plus fort. Ressentir ses petits riens aux fonds de nos entrailles, en avoir envie de vomir tellement les choses nous tiennent à cœur, nous blessent ou nous font plaisir. 
L'hypersensibilité, ce trait de caractère qui resurgit quand on pensait l'avoir dompté. Ce trait de caractère qui fait partie de nous, de notre vie. Essayer de dompter ce manège émotionnel qui peut être destructeur si nous le comprenons pas ou mal. Ne jamais oublier que c'est une chance de l'avoir en nous. Et ne plus s'efforcer d'essayer de l'expliquer aux gens. Rares sont les non hypersensibles qui le comprennent. Mais ce n'est pas grave, chacun sa personnalité. Acceptons. " La réaction émotionnelle qui nous submerge est disproportionnée par rapport à la réalité actuelle: l’évènement est amplifié" acceptons le. Nous sommes comme ça. Larguons les amarres, déchargeons nous de ces poids qui nous pèsent, lâchons prise. 

L'hypersensibilité n'est pas une maladie, je le dis, redis, crie, clame haut et forts non les hypersensibles ne sont pas "tarés", "bizarres", ou je ne sais quoi comme beaucoup veulent nous le faire croire. Ceux là ne le sont pas et ne peuvent pas comprendre. C'est une chance, un don, une opportunité pas toujours facile à gérer. Pas toujours facile à dompter. Mais l'être humain est comme il est.

Je me répète peut être un peu car j'ai déjà abordé ce sujet ici et mais aujourd'hui cette hypersensibilité m'a dépassée. Comme souvent, je n'ai pas réussi à gérer le trop plein d'émotions et je m'en suis rendue malade. Alors forcément, toujours les mêmes questions: pourquoi, je suis trop différente des autres. Et puis, en me replongeant un peu dans mes livres, et mes anciens articles j'ai compris que non j'étais simplement moi. Que ça plaise ou non. Oui je prends les choses à cœur oui je peux me rendre malade pour des choses que d'autres trouveront futiles mais c'est moi. Et j'apprends chaque jour à dompter tout ça pour vivre en harmonie avec ce trait de caractère.

dimanche 3 novembre 2013

1.2.3

Se rencontrer. Se séduire. Se connaître.Se découvrir.
S'apprécier. Se dire pourquoi pas. Pourquoi pas nous. Pourquoi pas moi.
Se chercher. Se trouver. S'aimer. Se construire. S'imaginer. Se faire rêver. Se faire grandir.
Se soutenir. S'engueuler. Se réconcilier. Se donner. Ne pas s'oublier.
Faire des concessions. Mais ne pas être trop cons.
Tantôt bonheur, tantôt malheur. Oublier tous les tracas être plus forts que ça.
Travailler d'arrache pied. Finir par y arriver. Abimé. Ecorché. Râpé. Fumé. On réussi toujours par gagner
Tout sera beau, neuf, vivant. Rouge comme sang.
Ça va être beau putain, de reprendre les choses en main.
Tellement de nuances. Prudence. Chance. Revanche.
 

vendredi 1 novembre 2013

" T'as jusqu'à fin Octobre "

C'est ce que j'ai dit à " mon meilleur ami " début Octobre.

T'as jusqu'à fin Octobre pour me prouver que tu me respectes un minimum et que tu penses à moi. 10 mois que j'suis mal en point, 10 mois que j'suis malade et que je me bats. Et toi t'es où ?! Tu tiens à moi ? Prouve le, montre le, arrête de parler et passe à l'acte. Garde les pour les autres tes excuses à 2 balles pour justifier ton absence là où j'ai besoin de toi. T'as pas de voiture ? Oh pardon, les bus et autres moyens de transport n'existent pas c'est vrai. T'as pas le temps ? Oh pardon, c'est vrai qu'en 10 mois trouver 1 heure de son temps pour sa meilleure amie c'est trop demandé. Je conçoit parfaitement que tu as ta vie, comme tout le monde, tes soucis, comme tout le monde. Je voulais juste continuer de partager ça avec toi, même malade, même chez moi.

J'ai coupé les ponts pour moins que ça avec d'autres. Mais là c'est toi. Toi avec qui j'ai vécu des tas de choses pendant 1 an et demi. Nos soirées, nos dîners, nos cinés, nos fous rires, nos histoires de cœurs, nos mes séances shopping, nos confidences. Nous.

Tout ça ? Envolé. Pourquoi ? Parce que je suis malade. Et oui, triste réalité. C'est ça la vie mon pote. Y'a des hauts, y'a des bas. Moi je veux que tu sois là pour les deux. Comme je le suis/serais pour toi.

La vraie amitié c'est: Elle qui n'a pas passé une semaine sans venir me voir depuis 10 mois. C'est Lui qui m'a toujours poussé vers le haut et qui m'a donné la force de me battre et de changer. La force de me dire " ça ira, ça ira toujours. tant que t'y crois ça ira". Ce sont Eux qui viennent me voir, qui me font sortir en me rassurant, en me disant " si ça va pas on te ramène direct t'en fait pas". La vraie amitié c'est écrire à ma meilleure amie en lui disant qu'on vient encore de me faire une réflexion sur mes boutons (oui tu sais j'en ai parlé et ) et recevoir ce genre de message " Putain mais les gens ils ont un problème là FUCK OFF. Genre t'es tellement bonne d'habitude que ça y est t'as des boutons et PAF ils insistent dessus. Ca me rends dingue. Tu galères pas assez comme ça depuis 10 mois putain. Allez tous chiez là.Tout va se régler bientôt et tu pourras prendre ta revanche sur tous ces gens. Et à la limite juste profiter de la vie sans eux. Je te big love ma poule. Je te trouve tellement courageuse. Tu peux être fière de toi de ne jamais avoir baissé les bras pendant tous ces mois ".

L'amitié. La vraie. La réelle. Elle survie à tout. Aux joies, aux rires, aux larmes, aux pleurs, aux drames. 
La nôtre n'est pas celle que je te croyais. J'arrête, je baisse les armes et ne te demanderais plus " quand est ce que tu viens me voir " c'est fini. Je te souhaite d'être heureux. Construit toi une belle vie. C'est le principal.