jeudi 1 août 2013

Comment la rupture m'a sauvée #1

Pour la faire courte, j'ai vécu une relation passionnelle, fusionnelle, pendant près d'un an avec un collègue de travail. Relation cachée à nos collègues.
Le gendre parfait, beau, gentil, serviable, bien élevée, bref, sur le papier le mec avec qui tu signes contrat de mariage et de baraque en 2 temps 3 mouvements. Tout le monde l'aimait, ma famille, mes amis, j'étais aux anges. Et surtout très aveuglée par lui. Je l'aimais tellement que je me suis oubliée, j'ai tout fait en fonction et pour lui.

Les vacances chez tes grand-parents hautains et sournois qui me jugent parce que "non Madame je ne bois pas d'alcool mais je vous jure, je le vis bien" (on peut m'expliquer pourquoi on est blâmé de ne pas boire d'alcool, comme si c'était une tare.. désolé si je ne veux pas ingurgiter de trucs mauvais pour mon foie), "non Monsieur je ne suis pas fana de bateau comme votre petit fils, mais ça va aller aussi je vous assure"; les dimanches midi chez belle maman, à 12h pétantes dans le petit salon à boire l'apéro (sérieusement...), les soirées où Monsieur bourré faisait tout et n'importe quoi et je réparais les dégâts (les voisins qui appellent pour se plaindre du bruit ? je gère, les verres pétés sur le carrelage de l'appart tout neuf ? je gère).
Bref, j'étais là. Même quand j'en avais pas forcément envie, je l'aimais, je faisais ça pour lui, pour lui faire plaisir. Mais moi ?
Je m'oubliais. Complétement. J'étais devenue "dépendante affective" de lui.

Je me revois, pleurer des litres et des litres (ou presque hein, on va pas chipoter pour quelques grammes) parce que je n'avais pas autant d'affection et d'attention que je voulais. Je me revois, pleurer, souvent, parce que je pensais que c'était toujours "les dernières fois".
On peut être très conne quand on est amoureuse. N'est ce pas ? 

Et puis, un 1er Avril (sympa le poisson d'Avril!), il part un matin en me disant je t'aime, le soir il me dit : " tu comprends, tu es trop sensible, trop différente de moi, ça ne peut plus durer ". Ou comment être quittée pour ce que tu es. Triste réalité, triste fille aussi. Je me revois, rentrée chez ma mère, en pleurant et en répétant à longueur de temps: comment je vais faire sans lui maman, comment je vais faire
C'est grave d'en arriver là, je m'étais tellement donné à lui qu'en étant séparé de lui je l'étais aussi de moi. Je ne savais plus qui j'étais, ni où j'allais....


J'écrirais la suite si ça vous intéresse... :)


2 commentaires:

  1. Coucou ! Il m'est arrivé la même chose sauf que je suis restée avec lui pendant 3 ans... et ça n'allais plus depuis 1 an déjà. Je pense que tu imagines comment j'ai souffert... Pareil que toi, quand il m'a quittée (lâchement en revenant d'une soirée, il m'a parlé très très mal comme si j'étais de la merde.) il y a 2 mois et demi, je savais pas comment j'allais faire sans lui, ma vie tournais autour de lui, et finalement, au bout d'une semaine je me suis dit que j'allais pas m'abattre pour un lâche. Et maintenant je ne pense qu'à moi :)

    J'attend la suite de cet article avec impatience ! :)
    Bisous !

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  2. Je crois connaître la suite...
    Je pense à toi ma belle... prends le temps de t'écouter, maintenant... et de ne pas oublier qui tu es et ce que tu vaux, surtout...
    Tu n'as pas à avoir honte, il m'est arrivé de ressentir çà aussi avec quelqu'un dont je parle souvent. Pas amoureuse sinon on n'en serait pas là où on en est de notre relation actuellement, mais dépendante, attachée et en manque d'affection... et je savais que du jour au lendemain, tout pouvait s'arrêter parce que çà aurait été son choix... et il m'arrivait souvent de pleurer en silence juste après. C'était la dernière fois, pour moi, qu'il était venu en moi...
    De gs bisous ma belle

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Je me ferais un plaisir de vous lire les filles