jeudi 29 août 2013

Alors ça fait quoi ?

Oui, aujourd'hui c'est mon anniversaire. 24 balais.... 

Et comme à chaque anniversaire nous avons le droit aux phrases indémodables (enfin indémodables aux yeux de certains hein...)

" Alors ça fait quoi une année en plus dans les dents ?? " 
En mode aigrie je pourrais répondre " bah écoute comme je viens de passer 8 mois à me battre contre moi même et c'est pas terminé, donc comment t'expliquer que oui c'est mon anniversaire, mais que non je ne vois pas de différence avec hier " , mais comme je suis polie je répondrais en souriant " pas grand chose :) "

" Hey bon annif miss " 
Euh merci, annifersaire est dans le dico maintenant ??? 


" Bientôt 25, l'année prochaine nous t'offrons le chapeau de catherinette "
Ah ouai ? Si jte le fait bouffer ton chapeau ça marche aussi ?

" 24 ans, toujours chez maman, va falloir se bouger hein " 
Les gens qui jugent ta vie, normal. Je suis bien chez ma mère, et je pense avoir de la chance qu'elle soit là pour moi... :)


J'arrête, je suis méchante, parce que la plupart des gens m'ont souhaité que de belles choses, et m'ont envoyé de jolis messages !! ♥
Pour mes 24 ans je m'auto-souhaite d'enfin vivre ma vie, d'avoir le courage d'affronter certaines choses (mon ex, le travail, la vie qui reprend son cours tout doucement...) ! 

Et parce que je suis gentille (oui je me lance des fleurs, c'est mon anniversaire d'abord j'ai le droit) je vous souhaite à vous aussi mes lectrices (oups j'ai l'impression qu'on est 50 000 à me lire quand j'écris ça, mais je vous rassure je n'ai pas le melon) de vivre votre vie, vraiment, d'arrêter de vous prendre la tête avec tout un tas de choses qui n'ont pas lieu d'être, parce qu'on vaut mieux que ça.
Parce que le bonheur, il vient d'abord de nous, quand on décide d'être heureux, on y arrive, peu importe les chemins qu'il faut emprunter.

Je vous souhaite de continuer à écrire, parce que vous lire est l'un de mes plaisirs quotidiens.

Je vous envoie des cœurs à en pleuvoir, parce que grâce à vous, une bonne partie de mes 23ans a été plus belle. Vous m'avez lu, comprise, encouragée, quand je faiblissais...
J'espère vous rendre la pareil du mieux que je peux.



Milles bisous, à très bientôt pour de nouvelles aventures ♥

lundi 26 août 2013

Je suis une loveuse.

J'aime les films d'amour, ceux qui se finissent bien, ceux où le mec est beau-intelligent-gentil (plein aux as), celui qui t'amène le petit déjeuner au lit, qui te fait des jeux de pistes dans Paris pour le retrouver, un mec aux mains solides, aux épaules larges, aux mots doux, bref, vous voyez le topo. Le genre de films qui te donne le sourire aux lèvres mais dont tu ressors le cœur lourd et rêveur parce que t'es toute seule dans ton lit à bouffer des tagadas avec ton doudou et ton chat.

J'aime les livres qui parlent d'amour: "Se résoudre aux adieux" de Philippe Besson, "Un homme à distance" de Katherine Pancol, "Puisque rien ne dure" de Laurence Tardieu, pour ne citer que ceux là... Je suis de celle qui dévore ces livres un crayon à la main, pour souligner les plus beaux mots, les plus belles déclarations. Je suis amoureuse des mots. En grande nostalgique je peux lire, relire des tonnes de citations d'amour par jour, m'y retrouver ou non. (Citation inside, à la fin de l'article.)

J'aime les chansons qui parlent d'amour, celles que je peux chanter à tue tête dans ma voiture, celles que je connais pas cœur.

J'aime les mots d'amour. Plus que tout. Pourtant, on le sait, les mots c'est bien. Mais c'est les actes qui comptent. Alors autant j'aime lire des romans d'amour, regarder des films à l'eau de rose, autant dans la vraie vie tout est différent.

Bien sûr, j'aime que mon amoureux (quand j'en ai un, chose qui se fait rare ces dernières années ahah) me dise des mots doux etc, mais si derrière les actes ne suivent pas je ne suis pas de celles qui se raccrochent aux mots. Des ACTES.
Il me faut des actes. Tu m'aimes ? Où? Comment? Montre le moi.



Cette citation, de Marc Levy je crois, illustre bien ce propos:

"- Tu l'aimes ?
- Ben ouais , elle est belle.
- C'est tout ?
- Euh... quoi d'autre ?
- Comment ça quoi d'autre ? Je te demande si tu l'aimes, Je te parle d'amour. Et toi tu me dis qu'elle est belle. Belle ? Moi quand je te  parle de beauté je ne te parle pas de son joli petit cul moulé dans un  jean Levis, ni de ses lèvres pulpeuses, ni de ses grands yeux  pétillants. Putain, je parle pas de ça. Moi ce que je voulais que tu me  dises c'est que tu l'aimes, que tu aimes tout d'elle, ses défauts, les pires, le goût de ses larmes quand rien ne va plus, l'odeur de ses cheveux quand tu l'embrasses dans le cou, ses tâches de rousseurs quand  l'été pointe le bout de son nez. Et quand j'évoque le mot amour, s'il te  plait ne l'associe pas au sexe. Parce que tu vois, savoir combien de  fois tu te la tapes tous les jours, moi je m'en fou. Merde, il y a des  mots pour parler d'elle. Pas des mots en toc, pas des mots qui soient  faux, pas l'un de ses mots ringards que tu ais entendu dans un film. Pas  comme ça. Parfois il n' y a pas de mots, juste des regards, des  gestes, encore des regards, puis un sourire qui dure, qui dure, qui  dure parce que tu as ta main posée sur sa peau brûlante, parce que dans sa poche furtivement tu as caché un petit gribouillis avec  inscrit " Je t'aime " quand sa tête était tournée, parce que les jours passent trop vite quand elle est là et que tu ne veux plus la quitter. Que tu ne peux plus lâcher sa main. Et que tu lui dis que sans elle, chaque minute est inutile. Et en revanche, parce que tout ne va jamais bien, que ses yeux brillent, pleurent lors d'une dispute, qu'elle te  lance au visage des mots affreux, des cris de haine. Alors pardonne la, recommence à zéro. Et dis lui, cris le. Je t'aime. L'amour c'est ça, ce  n'est pas un jeu, pas de la merde.C'est dangereux. Tu vois, moi, C'est  de ça dont je te parle..."



dimanche 18 août 2013

Ces stéréotypes à la con

- Tu es blonde : tu es une cruche

- Tu as des lunettes, un tailleur, les cheveux attachés: tu es psycho rigide ou secrétaire, ou les deux tant qu'a faire

- Tu fais de la méditation, tu bois de l'aloé véra, pire t'es naturopathe: tu es une hippie vivant dans les bois mangeant (et fumant) de l'herbe

- Tu as deux chats et pas de mec: tu es une vieille fille

- Tu parles maquillage, chaussures, mode: tu n'as forcément rien dans la tête

- Tu es célibataire: y'a forcément un truc qui cloche chez toi

- Tu as eu une augmentation alors que t'es arrivée que depuis 6 mois: tu es passée sous le bureau cocotte

- Tu ne fumes pas, tu ne bois pas: tu ne sais pas t'amuser

- Tu es hypersensible: ouai, tu es une pleurnicharde en faite

- Tu as connu plus de 5 garçons dans ta vie, pire tu as déjà couché le premier soir: tu es une salope 


On peut continuer comme ça longtemps, mais j'arrête le massacre...
Foutus stéréotypes qui seront toujours là pour nous coller à la peau hein !
Vous en avez d'autres sous le coude ?


mardi 13 août 2013

Etre adulte c'est...

Accepter...

Sa nature. On est comme on est, sensible, extravertie, impulsive, timide. Qu'importe, on a toujours été comme ça plus ou moins. A quoi bon être en conflit permanent avec soi même puisque de toute manière, on peut essayer de s'améliorer, de changer, on y arrivera, mais jamais à 100%

La lâcher prise. Arrêter de vouloir tout contrôler, soi, les autres, la vie. N''arrive que ce qu'il doit arriver. Si on se met ça en tête, la vie nous semblera plus légère. Qui avant un rencard, un entretien d'embauche ou autre ne sait jamais fait de films, de scénarios (catastrophes ou au contraire idyllique) pour au final être déçue ou agréablement surprise ??! Quand on attends rien, quand on ne mise pas trop de choses sur un évènement et qu'on accepte "qu'advienne que pourra " on vis surement beaucoup mieux. 

♥ Que chacun d'entre nous possède la force nécessaire pour surmonter tous les aléas de la vie. Que rien n'est insurmontable. 

♥ C'est donner sans rien attendre en retour m'a t on dit. Je dois avouer, là dessus j'ai un peu de mal. Qui n'a jamais en retour d'un "je t'aime" voulu entendre la même chose, qui après avoir été présent pour une personne n'a jamais été déçu si cette dernière ne l'était pas quand on avait besoin d'elle ?

♥ C'est aussi rendre les gens heureux pour être heureux soit même dit on. C'est scientifiquement prouvé à ce qu'il parait.


Je ne suis pas encore adulte, c'est clair, mais j'y travaille.
Et vous ?


dimanche 11 août 2013

Comment lancer des rumeurs ?

Poste une photo de toi et un mec sur Facebook.

Sache que dans la minute qui suis tu auras le droit à 20 likes, 10 commentaires et que tout le monde sera convaincu que ce mec est TON mec !
Au début c'est rigolo, tu dis rien. Mais quand les gens commencent à écrire des commentaires du genre " ohh bah tu t'es trouvé un amoureux c'est super ", "oh bah dis donc il est mimi lui ", et j'en passe, les nerfs commencent à monter.

Plusieurs pensées s'offrent à toi:

- "ce serait si étonnant que ça que ce mec soit mon mec ??"
Non, parce que en fait, ce mec c'est un ex tu vois, donc bon, vous voyez, j'peux aussi me taper des mecs pas trop moche hein !
- apparemment quand j'aurais vraiment un mec ce serait LA nouvelle du siècle.
Limite Claire Chazal nous fera un flash info spécial. Merci à vous, mes amis de croire en mon potentiel de séduction, ça me va droit au cœur.

J'ai fini par mettre fin à ses ragots par un : "J'aime Facebook. Une photo, un gars-une fille : des rumeurs."

Mais... attention ce n'est pas fini, ce serait trop simple.
Mon téléphone vibre, sms: " au vu de ta photo plus équivoque et de ton large sourire je vois que tu es retournée avec ton ex, et bien je te souhaite beaucoup de bonheur " .
Tu le sens bien le sms plein de jalousie? Moi ouai. Bah oui, c'est lui, le mec qui veut pas de toi, pour qui t'es la bonne copine, par contre dès qu'il pense qu'un homme entre dans ta vie il sors les griffes.
Tu le connais toi aussi ce mec ?

Toi aussi, t'es la bonne copine que tous les mecs aiment, que personne ne veut comme amoureuse mais, qui n'a pourtant pas le droit d'avoir un autre mec ?! 

QU'IMPORTE. Je l'aime cette photo. Oui je souris, lui aussi, non on est pas en couple, et alors?
J'étais heureuse, c'est le principal non ?




lundi 5 août 2013

La rééducation

Le problème dans ce genre d'histoire c'est la rééducation. Réapprendre à aimer, à sortir, à parler, réapprendre tout, comme une grande brulée, comme une paralysée, comme une amnésique.

Réapprendre la vie, maîtriser ses émotions, ses bonheurs, ses déceptions.
Retrouver la confiance en soi, perdue déjà depuis un moment, retrouver le goût de vivre sans la peur qui te tiraille au plus profond, sans les angoisses qui te bouffent de l'intérieur, sans les douleurs qui t'envoient des signaux SOS. Sans tout ce qui t’empêche actuellement d'avancer.
S'entourer des bonnes personnes, savoir que même elles peuvent te décevoir, que même tes proches, ceux qui partagent le même sang que toi, un jour peuvent s'en aller.
Apprendre à compter sur soi même avant de compter sur les autres. Apprendre à se faire confiance, à s'aimer et trouver soi même le courage. Ne pas s'appuyer sur les autres, un jour la béquille sera usée, rouillée, elle te fera peut être plus de mal que de bien. Sache le.

Cette amie, cet amoureux, ce frère, un jour, ne seront peut être que des étrangers. Les souvenirs heureux seront toujours là mais tu devras apprendre à faire sans. A les garder au stade de souvenirs. Rien ne sert de vouloir recoller les morceaux parfois, tant d'énergie gaspillée pour peu. Attention, dans ces cas là, seul toi saura si ça vaut le coup ou pas. Mais préserves toi, ne perds pas de vue que tu dois passer avant les autres.

Soit égoïste, pense à ton bonheur, indépendant, fort, ambitieux, seul lui devra te guider dans tes projets, dans ta vie. 

Tu souffriras, encore, c'est inévitable, mais n'oublie pas que chaque faiblesse peut se transformer en force.
N'oublie pas que la vie peut être une garce si tu la prends du mauvais côté, apprends à saisir les moments de bonheur, aussi petit soient ils, apprend à être en paix avec toi même, à éveiller en toi des choses dont tu ne connais même pas l'existence. N'oublie pas que la force nécessaire est là en toi, peu importe quand, peu importe où, un jour, quand ce sera le bon moment elle fera surface. Ce jour là, remercie-toi.

Bonne rééducation.


dimanche 4 août 2013

Suis-je aigrie ?

Quand t'es malade, t'es plus sensible (si à la base tu es déjà hypersensible, imagine le truc), moins tolérante, t'as envie de faire moins d'efforts, car tout est plus difficile. T'es affaiblie, physiquement, mentalement, t'as pas trop envie qu'on te fasse chier !

Moi, je suis plutôt casanière, j'ai un tempérament assez solitaire, même si j'adore voir mes amis et sortir, je m'ennuie rarement avec moi même (les intellectuels diront que j'ai une vie intérieure assez riche : ça fait classe non ? ^^ ). 

Et quand je suis chez moi, je suis chez moi, un petit rien peut me perturber... Et ces derniers temps ce petit rien c'est une nana. La nana à mon frère.
Elle a sans doute beaucoup de qualités, indéniablement, pourtant, je ne l'apprécie pas plus que ça. Je ne me sens pas "chez moi" quand elle est là...C'est un comble. Je pense que c'est dû au fait que justement, depuis 7 mois, mon chez moi c'est mon cocon, et quand on vient un peu le chambouler je perds pied...
Mon frère l'aime, elle aime mon frère. Je suis contente pour eux, et pourtant...

Je ne supporte pas le fait que quand moi et ma mère faisons la vaisselle et compagnie elle reste le cul sur sa chaise à fumer sa clope, je ne supporte pas le fait qu'elle aille dans la salle de bain avec mon frère.
Oui je sais, c'est très très con, mais bon, on ne va pas se mentir, à mon avis ils ne font pas que se laver. Et moi, et mes principes (à la con sans doute) on ne tolère pas ça, pendant un an, quand mon ex venait chez moi, jamais je n'ai fait ça ...
Par respect pour ma famille. Bref. Depuis des semaines je me tue à expliquer à mon frère, que ce n'est pas contre elle mais que le weekend c'est déjà difficile à supporter d'être chez moi quand tout le monde sort, alors si en plus quelqu'un "d'étranger" vient s’immiscer dans ma vie quelques heures ça me déplaît...
Si j'étais en pleine forme, je me ficherais, au contraire, t'façon je serais avec mes amis plutôt qu'à la maison ! 
Mais là ce n'est pas le cas... 

Et ce matin, le drame arriva. 7h du mat', téléphone à fond dans la baraque, téléphone de Madame, elle avait oublié de couper son réveil... Obligé de lui amener pour qu'elle le coupe (bah oui elle n'entendait rien). Assez en colère de mettre fait réveiller comme ça, je réalise qu'elle ne dort pas avec son tel, alors qu'elle dort ailleurs que chez elle et que surtout elle a des enfants.... Elle fait comment si on l'appelle en pleine nuit et qu'elle n'entend pas son téléphone. Encore une fois, moi et mes principes on ne comprend pas ça. Je suis persuadée que quand je serais mère et que mes enfants seront ailleurs qu'avec moi je garderais mon téléphone à portée de main... Ceci dit, chacun fait comme il veut, je ne juge pas, je donne mon opinion.
Enfin, après ce réveil en fanfare, voilà que j'entends que ça s'agite dans la chambre à côté, non je ne veux pas savoir ce qu'il s'y passait mais moi et mon ouïe développée on n'aime pas ça, et on n'arrive pas à se rendormir là... 
Je patiente, je tourne en rond, je m'énerve (toute seule), je pourrais prendre des boules quies, ou ne pas me figer au moindre petit bruit, mais que voulez vous, c'est plus fort que moi...
Une heure et demi après, la porte s'ouvre, et là ni une ni deux je sors, en furie je dois bien l'admettre, et je gueule, je dis qu'en plus de se faire réveiller par un téléphone de merde je n'arrive pas à dormir car "vous faites du bruit", mon frère me répond " ah ouai d'accord " (tu vois le genre de réponse hautaine, qui perso me fait sortir de mes gonds), je m'énerve donc, un peu plus fort " vous me cassez les couilles vous avez compris ??? aucun respect, vous me faites pitiez " ! 

Ça aurait pu se finir comme ça, tout le monde se recouche, on en parle plus, mais non. Madame se met à chialer... (je peut la comprendre, c'est pas simple pour elle de se sentir comme ça, pas vraiment aimée par moi, je l'admets, mais c'est plus fort que moi, je n'arrive pas à faire semblant, je n'arrive pas à faire d'efforts....)
Mon frère qui revient me voir " t'es contente de toi hein ??? " ... Oui oui, bien sûr, mon but c'est de blesser les gens c'est bien connu.... --' ! Voilà que je pleure aussi, (bah oui à fleur de peau la brunette), mais tellement énervée que je recommence, je dis tout haut tout ce que je viens de vous écrire... Je ne crois pas qu'elle ai entendu, mais si c'est le cas, tant pis. 

Et ce matin, pas un mot, je n'ai même pas relevé la tête quand je l'ai croisée... Depuis, ils ont levé les voiles. Dieu merci, je n'aurais pas supporté cette pression plus longtemps.

Ma mère, mon frère et moi sommes très soudés. Toujours que tous les trois, quand un "rapporté" fait son apparition, c'est toujours difficile. Mais à ce point, j'aurais pas cru ....
Je n'ai vraiment pas besoin de ça en ce moment, ça rajoute encore "un poids" en plus...

Suis-je trop rigide, trop aigrie, pas assez tolérante, pas assez ouverte ? Peut être.
Je le vivrais sans doute mieux si je ne le subissais pas, mais pour le moment, vu ma situation actuelle, c'est le cas...


jeudi 1 août 2013

Comment la rupture m'a sauvée #1

Pour la faire courte, j'ai vécu une relation passionnelle, fusionnelle, pendant près d'un an avec un collègue de travail. Relation cachée à nos collègues.
Le gendre parfait, beau, gentil, serviable, bien élevée, bref, sur le papier le mec avec qui tu signes contrat de mariage et de baraque en 2 temps 3 mouvements. Tout le monde l'aimait, ma famille, mes amis, j'étais aux anges. Et surtout très aveuglée par lui. Je l'aimais tellement que je me suis oubliée, j'ai tout fait en fonction et pour lui.

Les vacances chez tes grand-parents hautains et sournois qui me jugent parce que "non Madame je ne bois pas d'alcool mais je vous jure, je le vis bien" (on peut m'expliquer pourquoi on est blâmé de ne pas boire d'alcool, comme si c'était une tare.. désolé si je ne veux pas ingurgiter de trucs mauvais pour mon foie), "non Monsieur je ne suis pas fana de bateau comme votre petit fils, mais ça va aller aussi je vous assure"; les dimanches midi chez belle maman, à 12h pétantes dans le petit salon à boire l'apéro (sérieusement...), les soirées où Monsieur bourré faisait tout et n'importe quoi et je réparais les dégâts (les voisins qui appellent pour se plaindre du bruit ? je gère, les verres pétés sur le carrelage de l'appart tout neuf ? je gère).
Bref, j'étais là. Même quand j'en avais pas forcément envie, je l'aimais, je faisais ça pour lui, pour lui faire plaisir. Mais moi ?
Je m'oubliais. Complétement. J'étais devenue "dépendante affective" de lui.

Je me revois, pleurer des litres et des litres (ou presque hein, on va pas chipoter pour quelques grammes) parce que je n'avais pas autant d'affection et d'attention que je voulais. Je me revois, pleurer, souvent, parce que je pensais que c'était toujours "les dernières fois".
On peut être très conne quand on est amoureuse. N'est ce pas ? 

Et puis, un 1er Avril (sympa le poisson d'Avril!), il part un matin en me disant je t'aime, le soir il me dit : " tu comprends, tu es trop sensible, trop différente de moi, ça ne peut plus durer ". Ou comment être quittée pour ce que tu es. Triste réalité, triste fille aussi. Je me revois, rentrée chez ma mère, en pleurant et en répétant à longueur de temps: comment je vais faire sans lui maman, comment je vais faire
C'est grave d'en arriver là, je m'étais tellement donné à lui qu'en étant séparé de lui je l'étais aussi de moi. Je ne savais plus qui j'étais, ni où j'allais....


J'écrirais la suite si ça vous intéresse... :)