mercredi 3 juillet 2013

Pourquoi tu te plains ?

Nous Français, on le sait, on aime se plaindre (moi la 1ère) : il fait trop chaud, il fait trop froid, je me suis pété un ongle, mon mec me fait la gueule, j'ai pas de mec, mon boulot me saoule, etc etc...
Mais, depuis que je suis malade, ma vie prend un tout autre sens, quand tous les jours tu dois te battre contre une maladie qu'on n'arrive pas à te diagnostiquer tu comprends que finalement le reste est tellement futile... ! 
Ton mec te saoule ? Barre toi !
T'as trop froid ? Change de région ou va vivre dans un pays chaud ou arrête de te plaindre et met un pull
Ton boulot te saoule ? Cherche autre chose
Tu t'es pété un ongle? Chiale connasse

Bref, loin de moi l'idée de faire la morale. Mais, il ne faut jamais perdre de vue que chaque problème (peut importe son importance) à une solution quand on s'en donne les moyens. Chaque crise te rend plus forte et te montre justement qu'il est temps de changer quelque chose dans ta vie. 
La maladie te rappelle à l'ordre, parce que tu t'es trop oublié, t'as trop pris sur toi, t'as surmonté trop de choses seules, mais, heureusement qu'elle est là la maladie si je puis dire, car, elle te réveille à la vie. Elle t'ouvre les yeux sur ce qui n'allait pas et te lance une perche pour changer les choses. Changer le monde qui t'entoure pour enfin le voir comme tu le souhaites.

Il ne faut jamais perdre de vue, que tout évènement est là pour nous donner de la force, pas pour nous enfoncer.
Plus fortes seront les épreuves, plus belles seront les victoires
. J'en reste persuadée, du haut de mes petits 23 ans. 


Je fais partie de ces gens qui pensent que rien n'arrive jamais par hasard. Et qu'au bout, il y a toujours de la lumière. Même si, effectivement c'est usant de se battre toujours et encore, de survivre dans ce monde de brutes qui nous entoure. Parce que parfois, on est si faible, autant mentalement que physiquement, que tout nous semble si dangereux, si hostile et si différent qu'on préfère notre petit cocon bien douillet, notre petit confort.
Mais ça ne dure jamais longtemps ! Alors, affrontons.
Les petites comme les grandes épreuves nous forgent tous les jours un peu plus. Je pense qu'il ne faut pas avoir peur de montrer ses faiblesses, et se faire aider par les bonnes personnes (un ami, un médecin, une maman, un psy) quelqu'un qui par de petits mots, par de petits gestes ou même rien que par sa présence vous donnera la force d'affronter le changement, une rupture, la maladie, un deuil, etc...

Donnons nous les moyens d'être heureux et affrontons les épreuves. A partir de ce moment là, quand les gens parlerons de nous c'est le mot COURAGE qu'ils emploieront.



16 commentaires:

  1. Ton article me plaît énormément. Je suis moi-même tombée malade le jour de mes 23 ans, 3 ans après j'ai encore quelques rechutes mais ça va globalement mieux.
    Je me retrouve dans ce que tu écris, alors bien sûr parfois il m'arrive de me plaindre pour des futilités, nous ne sommes que des humains après tout mais je pense un peu aussi que rien n'arrive par hasard.
    Certes la maladie nous affaiblit, nous décourage, nous angoisse mais lorsqu'on s'en sort, on voit la vie d'une façon différente.
    Là où je te rejoins totalement, c'est qu'après l'épreuve et même pendant, l'adjectif qui nous convient et qu'on nous attribue souvent, c'est le courage !
    Maintenant, je me sens plus forte et je te souhaite de continuer à être courageuse, à terme tu seras fière de toi :-)
    Des bises.

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    1. J'espère oui que je serais fière, je le suis déjà un peu d'arriver à supporter tout ça en gardant le sourire. C'est pas tous les jours facile, tu dois bien le savoir, mais bon, je me dis qu'on s'en sort toujours, à 23ans justement, on a pas le droit de baisser les bras on a tellement de choses à vivre... !
      Effectivement, comme tu le dt ça angoisse, ça affaiblit, et je crois que pour nous hypersensibles c'est aussi exacerbée ... Mais bon :)
      Tu as eu quoi ? si c'est trop indiscret, je comprendrais parfaitement que tu ne répondes pas :) !
      Plein de bisous à la courageuse que tu es :)

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    2. Ce n'est pas indiscret mais je préfère ne pas révéler ce que c'est (un jour peut-être...) Par contre, ce que je retiens de tout ça, (la nuit porte conseil héhé), c'est que lorsque j'étais hospitalisée, ma façon d'être a changé. Je me suis retrouvée avec d'autres personnes souffrantes également ; et moi, qui n'était absolument pas tactile et osait à peine faire la bise aux gens, je me suis transformée. Là-bas, et pendant ce long parcours, j'ai appris à serrer des gens dans mes bras, des gens qui étaient encore plus en souffrance que moi, j'ai appris le sens du toucher et l'empathie. Comme ça, ça ne peut paraître rien mais ça a changé beaucoup de choses dans ma vie et je suis fière d'être devenue celle que je suis maintenant. Une fille courageuse, qui a de l'empathie pour les autres et arrive désormais à les serrer dans ses bras lorsqu'elle voit qu'il y a un besoin vital de la part d'autrui (rien que d'en parler, ça m'émeut, parce que la personne qui m'a appris ça est malheureusement décédé). Voilà mon commentaire est un peu brouillon mais il fallait que ça sorte. (Et si jamais tu as besoin de parler... j'ai un mail.) Tu t'en sortiras, tu verras.

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  2. Alors là je ne suis pas du tout d'accord avec ton article, en gros pour toi si on veut on peut.
    Et bah non, et c'est le genre de chose qui me met en colère, vraiment. Si on veut on ne peut pas toujours. Tu prends le cas de la dépression, t'y peux rien. Je prends l'exemple de la dépression parce que je peux en parler, mais il y a plein d'autres chose c'est pareil.
    Oui en France on a tendance à se plaindre pour tout, à râler surtout et c'est clair que sur ça on est franchement détestable. Mais pour moi tu mélanges un peu tout. Il y a problèmes et problèmes.
    Les épreuves ne nous forgent pas forcément, elles peuvent nous détruire, et on ne peut pas forcément se donner les moyens d'affronter ce qu'il va pas. Chaque personne est différente, chaque situation aussi.

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    1. Je comprends tout à fait ton point de vue.
      Et effectivement parfois on a beau y mettre tout son coeur on y arrive pas. C'est par exemple ce qui se passe pour moi en ce moment.
      Mais de par cet article je voulais justement dire de ne jamais perdre espoir, parce qu'a force de persévérance on arrive toujours au bout tu ne crois pas ?
      Par exemple, la dépression, je sais aussi de par mon entourage que c'est compliqué, handicapant au plus haut point, mais quand tu t'en ai sortie, tu ne t'ai pas sentie plus forte qu'avant d'avoir vaincue justement cette grosse épreuve ?!

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    2. Pour connaître la dépression, je ne trouve pas que l'article soit insultant ou affirme que si on ne s'en donne pas les moyens, on restera apathique. Au contraire, elle insiste sur le fait qu'il faut tenter de se battre, si on n'y arrive pas dans l'instant, c'est pas grave, on peut trouver du courage après. Alors évidemment, certaines épreuves nous détruiront "à vie", j'ai moi-même un petit bout de moi qui est détruit après ce qui m'est arrivé, mais j'arrive à vivre avec (plus ou moins bien), et ça m'a donné de nouvelles ressources. Donc oui, on est tous différent, certains arrivent à trouver du "bon" dans le malheur en travaillant dessus, et d'autres non... Et c'est bien malheureux. Mais pitié non, l'article ce n'est pas "si on veut on peut", je pense que "ma vie de brune" (désolée je connais pas ton prénom) est assez intelligente pour savoir que parfois on ne peut pas.

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  3. Je suis d'accord avec ton article...Soucis de santé aussi cette année, j'ai pris conscience de beaucoup de choses, et même si ce n'est pas tous les jours la fiesta j'ai l'impression d'avoir "ouvert les yeux". Et maintenant, je savoure chaque instant ( et je chasse les anciennes habitudes qui essaient de revenir!).

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  4. J'aime beaucoup, beaucoup ton article ! Il y une citation que j'adore c'est "Transformer le venin en remède", en gros avec patience et courage transformer le négatif en positif. Plein de bisous !
    Sarah'folle'

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    1. J'aime bien cette petite citation, je la garde en tête :)
      Bisous

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  5. Ton article m'a beaucoup touchée. Je te rejoins complètement sur ta façon de voir la vie et ses épreuves. Même si certains jours, c'est vraiment difficile, cela n'empêche pas qu'au final on se sent plus forte, plus armée face à la vie. Je suis moi-même malade depuis 20 ans maintenant. La maladie a bien évidemment changé ma vie mais pas nécessairement dans le mauvais sens. Au contraire. Elle m'a appris à remettre les priorités au bon endroit et à apprécier chaque petit moment de bonheur quand il se présente. Bravo pour tes mots en tout cas !
    Si tu le souhaites, jètes un coup d'oeil à mon blog où je parle de mes épreuves, bonnes et/ou mauvaises face à la vie, le handicap, tout ça, tout ça...

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    1. Merci à toi, de me prouver qu'effectivement ça rends plus fort... Je fais jeter un oeil à ton blog :) Bisous

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  6. Un article qui me pousse à la remise en questions moi la rein de la plainte pour tout et n'importe quoi! Il est magnifiquement bien écrit. Rien à redire; Bravo! Et bon courage!

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    1. Merci ! Mais bon, c'est humain de se plaindre hein ;) !
      Des bisous

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  7. Oui, je vais essayer de poster une tenue avec ! ^^
    Très beau texte.

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Je me ferais un plaisir de vous lire les filles