lundi 5 novembre 2018

Coup de foudre ?

Voilà un an que je n'ai pas écrit ici... Un an... Si seulement je vous racontais tout ce qui s'est passé... Je n'en ai malheureusement pas la force.

Je ressens le besoin de revenir écrire ici, car j'y suis anonyme (quoi que finalement, beaucoup d'entre vous savent qui je suis^^) et que j'ai besoin de coucher des mots sans avoir peur des répercussions, des jugements etc...

J'ai vécu il y a quelques jours un soin incroyable... avec un thérapeute tout aussi incroyable.
Au delà de l'aspect santé, ce soin m'a ouvert des portes, a débloqué des choses en moi assez dingues. Je suis ressortie pleine d'amour, de bienveillance, comme si on avait recollé quelques bouts à l'intérieur de moi. Qu'une petite partie du chantier commençait à se reconstruire...

Lors du soin, j'ai pleuré. Et alors me direz vous? Mais, ça, pleurer devant un thérapeute, c'est exceptionnel pour moi. Oui moi la grande hypersensible, j'ai appris, pour me préserver (à tort?) à refouler tout ça depuis pas mal de temps maintenant. A ne pas pleurer devant les gens, j'en arrivais même à un point où depuis quelques mois je n'arrivais plus à pleurer tout court. Comme ci le trop plein à l'intérieur de moi était bloqué... Vous imaginez mon étonnement lorsque j'ai senti les larmes venir, essayé de les retenir puis tout lâcher... 1ere victoire.

Le thérapeute s'est montré d'une extrême bienveillance et bien plus encore. Selon moi en tout cas, vous trouverez peut être ça simplement normal, moi non...

Lorsque le soin fut fini il me dit de prendre mon temps et de la rejoindre dans la pièce à côté, en passant il pose sa main sur mon ventre. Comme un signe réconfortant, comme une main posée sur l'épaule. Une main posée sur l'épaule c'est somme toute "normal", mais sur le ventre ?...

Puis, me sentant mal en me relevant je l'appelle, il vient. Il me tend une main, me dit d'y mettre la mienne, puis l'autre et me demande de me lever. Je m'exécute, sage et disciplinée que je suis (ahah).
Il me dit "regarde moi dans les yeux". Je le regarde mais tourne la tête deux secondes après. Et là, il me serre dans ses bras. Vous m'auriez vu... j'ai fondu en larmes, et j'étais complètement figée. Ça devait être risible, droite comme un piquet, j'avais mal aux jambes tellement j'étais crispée, je le touchais à peine tellement j'étais mal à l'aise. Mais, si vous saviez ce que j'ai ressenti... C'était d'une force incroyable. La sensation réelle qu'il me serrait si fort qu'il recollait quelques morceaux en moi.

Je ne sais pas combien de temps a durer ce moment, surement que quelques secondes, j'y ai ressenti une éternité. Tétanisée mais bien. Heureuse. Cette sensation, cet "amour" au sens large du terme, je ne l'avais pas ressenti depuis mon premier amour, celui que j'ai aimé démesurément...

Une fois dans l'autre pièce, à peine assise il me regarde et me dit "j'ai rarement vu autant de douceur dans tes yeux". Je vous laisser m'imaginer, cramoisie, gênée, mais bordel vivante !!

Voilà, je me suis sentie vivante... La maladie m'accompagne depuis plusieurs années et ce sentiment d'être en vie, d'exister vraiment, je l'ai perdu malheureusement, la survie a pris toute la place. Et là, mais.... Je n'ai juste pas de mot. C'était fort, grand, et sûrement juste dans ma tête. Mais j'ai senti mon cœur vibrer à nouveau, ressentir des choses que je pensais ne plus pouvoir ressentir...

Alors, malgré ma situation, malgré une vie de couple, malgré tout ce qu'il y a autour, j'ai envie d'y croire. 

Finalement, l'amoureuse de l'amour est toujours là, je la croyais perdue, je l'ai retrouvée.

Et vous, qu'en pensez vous ? Comportement normal ? Pas normal ? Je fonce ou je reste à ma place.



dimanche 15 octobre 2017

La douleur, la souffrance physique

Je crois qu'on ne s'habitue jamais vraiment à la douleur. 

Ça fait 5 ans maintenant que la douleur fait partie de mon quotidien, tantôt à temps partiel, tantôt à temps plein. J'avance avec, du moins j'essaye. Car il est de ces douleurs qui te clouent au sol et te font croire que plus jamais tu n'arriveras à te relever. 

La douleur chez moi, peut s'installer pour de longues semaines, et repartir en une nuit, ou faire de brèves apparitions. Elle n'a pas de planning défini, pas de temps donné. Elle arrive toujours quand il ne faut pas, et finit toujours par repartir (même si je l'oublie souvent ça...).

Et puis, quand elle revient c'est comme si elle n'avait jamais été là, je la vois débarquer et je n'y suis toujours pas habituée. Bien sûr, je souffre au quotidien, mais "ça va", ce ne sont même plus des douleurs, ça fait partie de moi ... Mais les grosses douleurs, jamais je ne m'y habituerais, je le sens, ça débarque sourdement, et je ne peux rien faire, rien du tout. Je suis obligée de laisser arriver la douleur et d'essayer de continuer à vivre avec. 

Je ne vous cache pas que depuis 2 mois et demi maintenant je n'y arrive plus, mais plus du tout. Je perds patience, je ne supporte plus du tout la douleur, je pleure chaque jour terrée au fond de mon lit en demandant à qui voudra bien me répondre quand tout ça va s'arrêter et qu'est ce qu'il faut faire pour que ça s'arrête.

Mais tout ça, les pleurs, les peurs, les angoisses, les heures passées au fond du lit avec des cernes jusqu'aux genoux il n'y a que moi qui le sais, moi et mon entourage très proche. Dès que je mets un pied dehors j'habille mon visage de mon sourire, tant que je le peux, et j'avance. Et je pense que c'est le plus difficile finalement. Sourire, avec le corps complètement torturé, avoir mal, et le moral en miettes, mais sourire, encore, toujours...

Je ne sais finalement pas faire autrement, parfois j'aimerais juste m'écrouler devant mon médecin, mon patron, devant ces gens qui ne comprennent pas ce qui se trame à l'intérieur de moi, juste pour leur révéler que derrière des sourires se cachent des corps meurtris, des âmes en peine.... 

mardi 5 septembre 2017

Je ne t'ai jamais oublié

Le constat est amer. Tu es toujours là. Au fond de mon cœur et de mes tripes. 6 ans, 7 ans peut être je n'ai pas eu le courage de compter, après notre séparation, tu es là.

J'ai mis tellement longtemps, des années, mais j'ai cru, vraiment, j'ai cru être guérie de toi. J'en étais persuadée. J'étais guérie, guérie de tes mots, de tes caresses, de ta douceur qui n'en était rien, de tout ça, de tout ce pour quoi j'étais amoureuse. Ton nom ne me faisait plus autant chavirer, tes histoires ne m’intéressaient plus. Même, même ton coup de fil il y a 2 ans ne m'avait pas intéressé.

Et puis, il y a eu cette vidéo. Je suis tombé dessus "par hasard" et je t'ai reconnu. De suite, malgré le flou, malgré les pixels, même de dos j'ai tout de suite su que c'était toi. Mon cœur s'est remis "à battre" comme avant, immédiatement. En un quart de seconde tout est redevenu comme avant, mon cœur est redevenu aussi lourd, mes yeux aussi embués et ma passion toujours présente.

Je connais tes travers, tes défauts, et je n'ai pas oublié toute la souffrance endurée, pourtant, là, je donnerais cher pour te revoir, te reparler, juste pour me dire que c'est une illusion, que non je ne suis plus amoureuse bordel. Se revoir pour se dire que je reste passionnée et nostalgique de notre histoire peut être mais pas de toi. Non pas de toi. Se revoir pour se déculpabiliser de ressentir ça juste à cause d'une fichue vidéo. 

Aujourd'hui, je vis une belle histoire, avec quelqu'un de bien. Tu ne lui arrives même pas à la cheville, et pourtant, les papillons que j'ai ressentis devant cette vidéo je ne les ai jamais ressentis pour lui. Enfin, différemment.

Il y a autant d'amour que d'histoires. J'ai juste peur, peur de ne plus jamais aimer comme je l'ai fait avec toi, ou peut être peur que ce soit encore toi...


Ps: j'ai envie de tout faire pour te recontacter, pour te dire tout ça. Ma raison et mon corps tant abimé par toute cette souffrance depuis notre séparation me crient de continuer ma vie comme je la mène à présent, mon cœur lui a décidé d'aller au bout des choses...

En vain. 
J'ai mal.